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De l’inexorable effondrement des abeilles

Posté par admin le 12 avril 2009

 

Disparition des abeilles, bienvenue dans le wonderfull world des manipulateurs-accaparateurs fous de l’industrie alimentaire.

 

 

 

 

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Ca a fini par devenir un problème économique, et tout d’un coup, politiques, scientifiques, journalistes, se réveillent et on l’apprend:
Depuis 2006, des milliards d’abeilles disparaissent, dans une sorte de suicide collectif, dont aucun scientifique n’est (officiellement), aujourd’hui, capable de trouver les causes.
Pourtant, depuis 1986, des sonnettes d’alarmes multiples avaient été tirées, mais très confidentiellement et à part les apiculteurs en vivant, personne ne semblait avoir envie de s’intéresser sérieusement au problème.
D’autre part la multiplicité des responsabilités met en cause des industries puissantes et qui espéraient peut être trouver une solution dans leurs laboratoires, avant que l’affaire ne s’ ébruite.
Et puis, au fait, ceux qui bricolent les gènes, au fond des laboratoires, ça les arrangerait presque que leur principale et plus efficace concurrente disparaisse.

Comme le fait d’ailleurs remarquer Guy Bernelas dans son livre « la robe de médée »:

« La reproduction des plantes alimentaires est déjà largement artificialisée, et il est certain que le chute de la pollinisation naturelle s’accompagnera du développement de son palliatif industriel, lequel amplifiera à son tour la dégradation de l’état de santé général. Par contre, la pollinisation par les hyménoptères étant nécessaire à la reproduction de la grande majorité des plantes sauvages et traditionnelles des régions tempérées, les jardins potagers, les petits vergers et les cultures non industrielles souffriront de sa disparition; tandis que la flore naturelle, déjà très appauvrie par les herbicides, la pollution atmosphérique et l’urbanisation, subira à son tour une décimation quantitative et qualitative irrémédiable. »

Afin de bien appréhender les multiples responsabilités de ce fléau qu’est en train de devenir le « syndrome d’effondrement des colonies », il importe tout d’abord de se familiariser avec cet étonnant animal et son rôle essentiel dans l’équilibre de la bio-diversité.

La compréhension de l’abeille et de la pollinisation sont essentiels dans l’analyse de leur effondrement actuel.
De très nombreux livres et sites  leur sont consacrés qu’il sera utile de lire pour compléter le raccourci auquel je me suis livré.

 

 

 

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L’abeille est un insecte de l’ordre des hyménoptères ( bourdons fourmis guêpes).
Il existe environ 25000 « espèces  » d’abeilles, que les zoologistes ont laborieusement classées en une multitude de groupes  espèces et sous espèces.
La famille dite apidae,regroupe des insectes sociaux, (car il existe aussi des abeilles solitaires), notamment les abeilles et les bourdons.
la famille dite apis regroupe les espèces sociales vivant en colonies permanentes.
L’espèce dite « abeille mélifère  » est celle qui est naturellement installée dans un zone géographique allant de l’Ecosse à l’Afrique et occupant la majorité de l’Europe.
La grande différence entre ces lieux d’habitation a amené l’abeille mélifère à s’adapter et cette espèce a multiplié les sous espèces s’adaptant chacune à sa localisation, géographie, climat, prédateurs, flore , etc..
On trouve aujourd’hui l’abeille mélifère également en Amerique du nord et du sud et en Australie, mais parce qu’elle y a été importée par l’homme.
L’abeille est présente sur toute la planète, démontrant ainsi sa très grande capacité d’adaptation au cours des siècles.
Chaque espèce est le fruit d’une longue adaptation naturelle et jamais terminée à un écotype donné.
Les tentatives de déplacement d’une colonie dans un endroit trop différent montrent une difficulté, voire une impossibilité de la colonie à s’y adapter et s’y reproduire, l’adaptation ne se fait pas en une ou deux générations!.
Il n’y a pas de barrière naturelles entre ces espèces, qui sont interfécondes, ce qui enrichit leur patrimoine génétique.
L’abeille noire est la sous espèce « europeenne », et est elle même encore composées de nombreuses sous espèces.
l’abeille mélifère, aussi appelée abeille noire est celle qui a été domestiquée par l’homme.

 

 

 

 

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Les abeilles sont des insectes sociaux (vivant en sociétés qui perdurent plusieurs années.)
Plusieurs larves sont choisies au hasard par la colonie pour  devenir la reine potentielle et reçoivent  pour cela une nourriture spéciale, la gelée royale.
leur développement sera plus rapide, elles seront plus grandes et fécondes.
Si plusieurs larves sont choisies il ne restera néanmoins qu’une reine, la première à naître tuant immédiatement les autres.
Peu de temps après la reine et les mâles quittent la colonie (c’est l’essaimage) pour en fonder une autre, la reine recevant pendant ce vol nuptial les spermatozoïdes d’ un ou plusieurs  mâles qui en meurent.
Ces spermatozoïdes sont « gardés « dans sa spermathèque.
C’est la reine qui choisit l’implantation de l’essaim, vraisemblablement pour des critères précis de viabilité.
Une fois la nouvelle ruche occupée la reine ne s’occupera plus que de la ponte et sera nourrie par les ouvrières.
Les mâles devenus inutiles seront rejetés de la colonie et en mourront, car incapables de se nourrir.
L’abeille pond ses oeufs sans arrêt et décide ou non de les féconder avec les spermatozoïdes toujours présents dans sa spermathèque.
Les non fécondés deviendront des mâles « faux bourdons », les fécondés des femelles stériles, »ouvrières »( ou reine non stérile pour les « élues »).
Cette progéniture s’appelle le couvain.
Les ouvrières sont les plus nombreuses et vivent environ 60 jours pour celles nées en été, et jusqu’à 8 mois pour celles nées en hiver.
Une reine peut vivre 5 ans.
Quand elle ne peut plus pondre elle est évincée de la colonie et meurt de faim.
Une autre reine apparaîtra alors qui essaimera et relancera la colonie.
Dans la colonie le travail est permanent, et sans cesse réadapté aux besoins, les ouvrières changeant d’activité sans cesse.
Toute la vie de l’abeille est vouée à sa pérennisation en tant qu’espèce.
Tout est en permanence réorganisé dans ce sens, jusqu’à la gestion des naissances.
Durant sa vie une abeille sera, selon son age et la formation de ses organes, nettoyeuse, nourrice des larves, fabricante de miel, butineuse, gardienne, architecte, dame d’honneur de la reine et tout cela sans aucune désorganisation. L’équilibre du travail ou du rôle social, par rapport aux besoins est un thème extrêmement étudié, tant il est fascinant. Il semble que la reine, par une sorte de projection dans le futur, organise ce « controle des naissances » en prévison des besoins et équilibres de la colonnie.

 

 

 

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sites (entre autres):

http://www.mellifica.be/fr/

http://zebulon1er.free.fr/abeill.htmhttp://zebulon1er.free.fr/abeill.htm

http://www.abeilles-de-geneve.ch/index.php?option=com_content&view=article&id=67&Itemid=78

 

Le bourdon est un cousin de l’abeille, végétarien et pollinisateur comme elle, il vit en petite colonie (50 à 200 individus) autour d’une reine.
Ces insectes produisent du miel, mais en beaucoup moins grande quantité que les abeilles domestiques, qui doivent accumuler des provisions pour passer l’hiver. Les bourdons emmagasinent le miel seulement pour répondre aux besoins à court terme de la colonie. Son goût est plus prononcé que celui du miel d’abeille.
certains agriculteurs utilisent le bourdon comme pollinisateur (tomates notamment).

Ne pas confondre:
Les guêpes sont des insectes solitaires ou sociaux,les larves sont exclusivement carnivores (insectes chenilles).La guêpe adulte se nourrit aussi de fruits, pollen ou nectar.

Le frelon est une grosse guêpe sociale qui se nourrit d’insectes et de leurs larves et de fruits mûrs.

Pas de fabrication de miel pour ces espèces, donc pas de tentative de domestication par l’homme.

Les « produits » de l’abeille.

L’abeille fait partie des rares animaux qui transforment leur ressources.
Ses « fabrications » sont nombreuses, spécifiques et ont toutes une utilité pour sa survie:
– Le miel, bien sur.
– Le pollen, pour nourrir le couvain.
– La gelée royale, donnée pendant trois jours à toutes les abeilles, puis seulement à la reine dont elle est l’aliment unique.
– La cire.

- La propolis, substances résineuse non fabriquée mais récoltée sur bourgeons, écorces ou tiges et qui est un antiseptique et un antibiotique naturel.
 

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Dans la longue histoire de la terre, les insectes et plus particulièrement les abeilles ont acquis une importance irremplaçable dans la survie générale, par leur capacité à assurer la pollinisation.

la pollinisation c’est quoi?

« La pollinisation est le mode de reproduction privilégié des plantes angiospermes et gymnospermes (mâles et femelles) . C’est un des services écologiques rendus par la biodiversité. Il s’agit du processus de transport d’un grain de pollen depuis l’étamine (organe mâle) afin que celui-ci rencontre les organes femelles (-pistil ou gynécée-)de la même espèce, rendant possible la fécondation. » (wikipedia).

Il y a plusieurs types de pollinisation:

« La pollinisation anémophile: par le vent (noisetier, maïs, betterave, olivier, graminées), ces plantes produisent une énorme quantité de pollen qui est emporté par le vent pour polliniser des plantes de la même espèce, parfois à des kilomètres. .

La pollinisation hydrophile: le transport est assuré par l’eau pour la plupart des plantes aquatiques, mais aussi par l’eau de pluie pour certaines plantes terrestres.

La pollinisation zoophile: par les animaux
Ce sont les insectes qui s’en chargent le plus. Ils effectuent l’opération alors qu’ils recherchent le nectar des plantes pour se nourrir. Ce faisant ils récoltent des grains de pollen qu’ils déposeront plus loin sur une autre plante. Les insectes pollinisateurs sont :
- les abeilles (domestiques et solitaires)
- les bourdons
- les spyres
- les papillons
- les diptères
- certains coléoptères
– certains oiseaux au bec pointu, comme les oiseaux-mouches, peuvent aussi assurer la pollinisation des plantes qu’ils visitent, eux aussi à la recherche du nectar.
Les chauves souris et certains mammifères peuvent aussi polliniser certaines espèces de plantes.

 

 

 

 

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La pollinisation entomophile est plus spécifiquement celle effectuée par les insectes.
Ce mode de pollinisation est caractéristique pour près de 80% des plantes, le transport est effectué par les insectes butineurs. Ces plantes ont des fleurs qui produisent une sécrétion sucrée, appelée nectar, dont la plante n’a aucun besoin direct, elle le dispense au fond de ses corolles, ce qui attire les insectes, qui, pour récolter cette manne céleste se faufilent à l’intérieur de la fleur et en sortent avec du pollen accroché dans les poils de leur toison, ensuite ils le transportent inconsciemment, jusqu’au pistil d’une autre fleur où le mécanisme de la fécondation va se dérouler, dès que la fleur est entièrement pollinisée, c’est à dire que chaque ovule est fécondé, la sécrétion du nectar s’arrête, puis la fleur se noue et perd sa corolle. La majeure partie de cette pollinisation est assurée par l’abeille, car elle est un des rares insectes qui hivernent en colonies et ont encore ± 15.000 abeilles à la fin de l’hiver, ce ne sera que vers la fin du printemps, que d’autres insectes, comme les bourdons, quoique, formant de plus petites colonies, viennent à la rescousse des abeilles.
La pollinisation d’une fleur peut se faire par le pollen des fleurs de la même plante ou de plantes de la même espèce.
Dans beaucoup de cas, si le pollen vient de la même plante, comme pour les arbres fruitiers, les fruits sont petits et peu nombreux, parfois pratiquement nuls lorsqu’il s’agit de variétés autostériles, ce qui implique qu’en plus du moyen de transport, il faut un pollen compatible pour féconder, donc une autre variété, de la même espèce, dans le voisinage immédiat, de la plante à féconder.
Par la fécondation croisée, les fruits vont être plus gros et plus nombreux, le gain en poids, par fruit, est souvent de 25 % et le nombre est généralement double. Dans les régions pauvres en abeilles, si des colonies ont été amenées au moment de la floraison et que des plantes « pollinisatrices » ont été implantées le rendement peut être, parfois, multiplié par cinq.

Près de 500 espèces sauvages dont la nature orne nos bois et nos champs, disparaîtraient sans les abeilles. »

 

Source:
http://home.euphonynet.be/abeille/flore/pollen1.html
http://www.centpourcentnaturel.fr/post/2008/08/01/La-pollinisation

 

 

 

 

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Il est donc acquis pour tous les spécialistes que 80% de la pollinisation est effectuée par les insectes, et de façon prépondérante par les abeilles (plus de 85%). Ceci entre autre grâce à l’aide que l’homme lui a apporté, par intérêt, dans son expansion territoriale, au détriment d’autres insectes avec qui il l’a mise en concurrence.

L’abeille, pollinisatrice est aussi « fabricante » de miel.
Elle est, pour cela, le seul insecte domestiqué et utilisé par l’homme (hormis le ver à soie, mais pour une utilisation non alimentaire) par l’agriculture dont l’apiculture est une branche.

Le miel est depuis longtemps, dans l’histoire humaine utilisé comme nourriture par l’homme.
Cela relevait au début de la notion de cueillette
Puis petit à petit l’homme a rapproché de lui l’abeille, puis a fini par l’élever.

« La naissance de l’apiculture

L’abeille était autrefois nommée Apis mellifera (littéralement « abeille porteuse de miel »). On croyait en effet que les abeilles portaient vers la ruche le miel trouvé sur les plantes, jusqu’à ce qu’on comprenne qu’en fait, elles faisaient le miel et qu’elles l’utilisaient également comme nourriture.
Ce sont les Égyptiens de l’Ancien Empire, il y a 4.400 ans, qui ont été les premiers à domestiquer les abeilles dans des ruches en poterie. Auparavant, les hommes allaient chercher le miel dans la nature, dans les troncs creux par exemple.
Aux XIVème et XVème siècles, les arbres étaient coupés et amenés à proximité des habitations où les abeilles pourraient être surveillées et le miel accessible.

L’évolution des techniques apicoles

L’apiculture fixiste

L’apiculture ancienne, dite apiculture fixiste, est encore une pratique courante en Afrique ou en Asie.
Au printemps, l’apiculteur attrape un essaim sauvage dans la nature et le met dans un panier, une caisse ou un tronc d’arbre évidé. À partir des quelques croisillons installés auparavant, les colonies construisent les rayons de cire en les associant et les liant les uns aux autres. Pour la récole, l’apiculteur doit alors détruire complètement les gâteaux de cire. Il doit tuer la colonie, par asphyxie ou par le feu pour récupérer les rayons.
Le miel ainsi obtenu est de mauvaise qualité. Il a une couleur très foncée et un goût très fort avec un arrière-goût de brûlé.
L’Abeille Africaine, qui s’est adaptée à ces pratiques violentes, est devenue l’une des races les plus agressives. C’est pourquoi elle est interdite en Europe.

L’apiculture mobiliste

L’apiculture a beaucoup évolué, en fonction notamment des modifications de la structure de la ruche.
L’apiculture mobiliste s’oppose à l’apiculture fixiste : elles ont toutes deux des méthodes de travail différentes. Tandis que l’apiculture ancienne nécessitait la destruction de la bâtisse à chaque intervention, l’apiculture dite moderne repose sur la présence de cadres mobiles. Puisque ces derniers se retirent facilement, l’apiculteur peut mieux contrôler le développement de la colonie, en contrôlant par exemple l’essaimage ou en nourrissant les colonies pour les stimuler au printemps. Il peut également déplacer les ruches afin d’obtenir différentes variétés de miels. »

source:
http://pagesperso-orange.fr/lemiel/apicultureatraverslessiecles.htm

 

 

 

 

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L’apiculture, comme l’agriculture dans son ensemble, s’est sophistiquée, « technicisée » et recherche aussi le productivisme, contrairement à l’image artisanale qu’elle a dans l’inconscient collectif. Notamment par la sélection des espèces et la spécification des plantes les environnant.

Le fondateur de l’anthroposophie, Rudolf Steiner, avait déjà prévu que l’apiculture industrielle naissante pouvait provoquer l’effondrement des abeilles en…1923 :

« Rudolf Steiner insista alors que si on continuait de remplacer les forces organiques à l’oeuvre dans la ruche par des forces mécaniques (dont l’élevage artificiel des reines à partir de larves d’ouvrières) la situation deviendrait très grave pour les abeilles. Il donna rendez-vous à l’apiculteur un siècle plus tard en le prévenant qu’à cette date, si ces pratiques artificielles perduraient, il n’y aurait plus d’élevage de reines, à savoir que les abeilles auraient tout simplement disparu.
En bref, il annonça en 1923 l’effondrement des abeilles. Il ajouta que la survie de l’humanité dépendait de la survie de l’abeille.

Très rares sont les amis de la nature « sauvage », dans ces professions.
Comme sa grande soeur l’agriculture, l’apiculture en hyper-spécialisant, concentrant, sélectionnant ( « purifiant ») des races plus rentables, plus efficaces, plus faciles à « travailler »  a, petit à petit, privé l’abeille de liberté, d’accès bénéfique à la bio-diversité, et commencé à fragiliser l’abeille et à devoir « gérer » de plus en plus l’espèce et traiter chimiquement les ruches.
Le consommateur aujourd’hui n’achète plus du miel, mais du miel d’acacia, de lavande, de romarin, de sapin, de thym, de châtaignier etc…., acceptant par le fait cette condamnation à la nourriture unique des abeilles et à son appauvrissement et à sa dégénérescence génétique.

Il y a une règle fondamentale de survie dans la nature c’est le métissage et l’accès à la diversité.

La race pure, que ce soit chez l’humain, ses frères animaux ou les plantes est source d’appauvrissement génétique et de disparition probable.
Rappel d’une phrase de début du texte:
« Dans beaucoup de cas, si le pollen vient de la même plante, comme pour les arbres fruitiers, les fruits sont petits et peu nombreux »

Récemment des chercheurs ont été ébahis de cette découverte:

« Algues microscopiques, les diatomées prospèrent dans tous les océans et rivières du monde. Riches de centaines de milliers d’espèces aux formes toutes différentes, elles représentent en nombre l’un des premiers constituants du phytoplancton. Une équipe internationale de chercheurs, dirigée par Chris Bowler, de l’unité « Biologie moléculaire des organismes photosynthétiques » de l’École normale supérieure de Paris  explique aujourd’hui le secret de cette étonnante diversité . Après avoir séquencé le génome complet d’une espèce particulière de diatomées, ils ont découvert que celle-ci avait hérité, au cours de son évolution, à la fois de gènes de végétaux, d’animaux et de bactéries. Et ce, par différents mécanismes de transfert de matériel génétique.
« C’est ce “cocktail” unique de gènes qui permet de comprendre pourquoi les diatomées se sont si bien adaptées à leur milieu », affirme Chris Bowler. De chaque organisme, les algues auraient en quelque sorte tiré le meilleur parti ».

source:
http://www2.cnrs.fr/presse/journal/4179.htm
(voir les applications qu’ils pensent tirer de cette « découverte » sur le site)

Les vétérinaires savent tous que pour les chiens dont les « races » ne sont pas naturelles mais créées et gérées par les éleveurs et dites « pures », les problèmes de santé sont nombreux, et souvent spécifiques, ce qui n’est pas le cas pour les bâtards et encore moins pour les corniauds.
( Petit aparté philosophico-sociologique, fier de sa capacité à créer et préserver des « races pures », malgré l’aberration de la chose, l’homo-technologicus naissant, en propage la propagande par le vocabulaire en utilisant le mot corniaud pour désigner un imbécile. (Baudelaire, quant à lui, relevant leur honneur appelait les corniauds  chiens saltimbanques). L’histoire nous a dramatiquement montré à quels délires, autres que scientistes, mais justifiés par eux, pouvait mener cette forme d’eugénisme).

 

 

 

 

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Mais revenons à nos abeilles.
On commence à entrevoir un des premiers problèmes de cette espèce domestiquée:
l’apiculture industrielle, qui, en sélectionnant des espèces, appauvrissant leurs sources de nourriture et les concentrant dans des ruches industrielles qu’elles n’ont pas elles mêmes « bâties » a commencé à fragiliser l’espèce, à appauvrir son patrimoine génétique et ses défenses immunitaires.
L’apiculteur moderne, tel l’employeur qui se moque des conditions de vie et de travail de ses employés, demande du rendement à ses abeilles, qui ne connaissent pas cette notion, et leur impose de « faire du miel ».
On a vu plus haut la gestion exemplaire de la ruche par les abeilles, et l’on peut se demander si l’apiculture productiviste, en imposant aux abeilles de se consacrer à la fabrication de miel ne l’oblige pas à laisser de coté ses autres tâches comme le  nettoyage, permettant ainsi aux parasites de se développer.
De même trouvent elles encore les plantes et le temps pour récolter le propolis, leur antibiotique naturel. La survie de la colonie importe peu à ce « patron », qui demain ira en acheter une nouvelle.

Sur l’industrialisation de l’apiculture:

« Un article du East Bay Express[10] du 9 Août 2007:  « Est-ce que c’est le surmenage qui tue les abeilles », cite des interrogations de scientifiques sur les méthodes employées par l’apiculture industrielle et qui pourraient contribuer à la disparition brutale des ruches. L’apiculture industrielle telle qu’elle est pratiqué aux Etats-unis n’est pas différente des autres types d’élevage intensif. Même si les abeilles ont plus de liberté de mouvement que n’importe quel autre animal d’élevage, une exploitation apicole commerciale ressemble plus à une cité HLM qu’à un pré campagnard.
Les ruches sont alignées rangées après rangées, serrées les unes contre les autres. Dans la nature, on trouve au maximum trois à quatre ruches par kilomètre carré. Une colonie sauvage dispose d’une alimentation variée, tirant son alimentation du pollen et du nectar de milliers de différents types de plantes. Dans une exploitation industrielle, pour compenser le nombre déclinant de fleurs disponibles, les éleveurs leur fournissent de la mélasse de maïs à forte teneur en fructose – le même additif sucré qui est, entre autres, à l’origine des problèmes de mauvaise hygiène alimentaire chez les humains. Et tout comme les autres animaux d’élevage industriels, les abeilles sont stressées quand on les parque dans des grands ensembles et quand on les déplace fréquemment, comme c’est le cas avec les ruches aux Etats-unis, transportées par camion d’une région à l’autre du pays. Le stress rend les abeilles plus vulnérables aux parasites et aux maladies, diminue leur capacité à fonctionner naturellement. »

Source:
http://terresacree.org/abeilles2.htm .

 

 

 

 

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Sur la sélection:

« Lorsque l’on veut s’occuper de sélection –d’abeilles–, il est indispensable d’envisager d’abord ce qui se passe dans l’élevage des animaux domestiques ; ceux-ci sont d’espèces différentes.  Dans une espèce, il y a plusieurs races ; chez le cheval, par exemple, on trouve les chevaux de trait lourd comme les Brabançons, les chevaux de courses et bien d’autres encore.  Parmi nos abeilles, on compte notamment la race italienne, la race caucasienne, etc.
…depuis un demi-siècle, on a choisi parmi les individus d’une même race, ceux qui présentaient certaines qualités.  L’ensemble des individus obtenus dans ces élevages constitue une lignée.  En voici un exemple: il y a plus de cinquante ans, on commença à exporter d’Italie des quantités de poulettes à pattes jaunes. Celles-ci, très bonnes pondeuses, avaient le grave défaut de trop couver.
Un aviculteur anglais sélectionna les poules de Livourne et parvint à obtenir un élevage complet de poules Leghorn qui ne couvent jamais. L’ensemble de ces « Leghorn » constitue une lignée.
La fièvre de couvée chez la poule et la fièvre d’essaimage chez l’abeille se ressemblent fort.  L’une et l’autre sont indésirables pour l’homme, car elles diminuent la production. Les aviculteurs reprochaient à la poule de Livourne de trop couver comme nous reprochons à l’abeille carniolienne de trop essaimer. »…….. »Chez les abeilles, nous ne sélectionnons pas les sujets, mais les colonies : la meilleure souche est celle qui donne régulièrement du miel.  L’activité de toute une population doit se solder en bénéfice.  Les apports doivent être suffisants pour nourrir, assurer la reproduction et laisser une réserve de miel dont profite l’apiculteur.  Il nous importe peu d’avoir, dès le printemps, nos ruches bourrées de nectar si la réserve doit s’envoler en un essaim que toute inattention ou préoccupation nous exposera à perdre.
Dans nos régions aux miellées courtes et incertaines, c’est le plus souvent un accident irréparable.
Sélectionner ses abeilles pour éviter l’essaimage est une chose possible ! Tout d’abord, il y a les races : la carniolienne du commerce est la plus essaimeuse ; la caucasienne est la moins essaimeuse.  Certaines italiennes n’essaiment que tous les deux ou trois ans.  Chez les abeilles indigènes, les campinoises sont celles qui donnent le plus de rejets.
Mais, parmi les souches d’abeilles, qu’elles soient noires, jaunes ou croisées, il y a des différences notables.  C’est parmi les souches les moins essaimeuses qu’il faut choisir celles que l’on destine à la reproduction. »

source:
http://www.pedigreeapis.org/biblio/artcl/wall38_2.html

Il est à noter que plusieurs apiculteurs  « court-circuitent » la nature en inséminant eux même les reines afin de choisir les mâles et créent ainsi eux aussi des lignées.

Sur l’appauvrissement génétique

« Le miel étant à présent produit en grandes quantités, les problèmes qui en découlent sont similaires à ceux posés par tous les autres produits qui proviennent de l’utilisation massive d’animaux: Il y a environ 25000 sortes d’abeilles.
Toutefois, seule l’une d’entre elles répond à tous les critères pour une utilisation commerciale, il s’agit de l’Apis melifera. C’est à partir de cette dernière qu’ont été développées 20 nouvelles sous-espèces.
La signification pour l’écosystème est claire: une seule espèce d’abeille supplante rapidement toutes les autres, d’où résulte un appauvrissement génétique. Les conséquences en sont visibles depuis longtemps déjà. Des maladies frappent de plus en plus fréquemment les populations d’abeilles, et ces maladies se propagent sous forme d’épidémies.
La résistance des abeilles aux maladies décline de plus en plus. Il est particulièrement frappant de constater qu’au cours de l’année passée, du miel étranger importé en Suisse contenait des antibiotiques. Les autorités suisses ont alors réagi immédiatement en accordant tout simplement une plus large tolérance, et il est à présent officiellement autorisé que le miel contienne des antibiotiques (voir le Vegi Info 2/98f).
Puisque l’administration d’antibiotiques à titre préventif aux abeilles est déjà « normal » à l’étranger, comme c’est déjà le cas pour les animaux détenus dans les élevages intensifs, les autorités n’ont ainsi plus à intervenir. »

http://www.vegetarismus.ch/heft/f99-1/miel.htm

 

 

 

 

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L’apiculture industrielle et semi-artisanale porte donc déjà, elle même, une première responsabilité dans la fragilisation des abeilles.

Cette fragilisation, pourtant ancienne et qui portait en elle les signes avant-coureurs du désastre actuel, n’avait pas jusqu’à récemment (et encore très timidement), passionné les médias, les politiques voire les écologistes officiels, beaucoup plus préoccupés par de l’info plus « porteuse ».
Aujourd’hui, ce qui est porteur, c’est le réchauffement de la planète.
Ca c’est du sujet, et consensuel, en plus.
Tout le monde en parle, y compris les plus gros pollueurs et politiques co-acteur de cet état de fait.
Tout le monde en connaît le vocabulaire largement répandu (gaz à effet de serre, co2, couche d’ozone etc.).
A tel point que cette mise sous les feux de l’actualité permanente du phénomène est en train d’occulter d’autres nuisances quotidiennes de la civilisation de la consommation, plus insidieuses, mais aux conséquences largement aussi tragiques, si ce n’est plus, pour l’avenir de notre bien commun qu’est la Terre.
Cette mise en avant complaisante du réchauffement planétaire (anciennement « effet de serre »), comme seul problème écologique digne d’intérêt n’est peut être pas étrangère au fait que la société capitaliste, dans son obligation de croissance y a trouvé un nouveau moteur pour les années à venir.
La croissance verte qu’ils sont en train de nous vendre est en effet, de façon incontestable, la dernière trouvaille du capitalisme, pour se relancer dans un commerce rentable et porteur, et avec en cerises sur le gâteau, la participation de nombreux écologistes à la gestion du système, et la consommation enfin débarrassée de tout  sentiment de culpabilité.
L’industrie est sauvée, le consommateur peut recommencer à consommer, puisque ce qu’on lui vend est désormais estampillé « vert »,  « bon pour la planète » et certifié « sans émission de co2… » jusqu’à qu’on découvre qu’en fait ils sont autant, voire plus dangereux.
Au  sujet, par exemple des ampoules « basse tension » présentées comme la solution miracle par les industriels, les chercheurs, leWWF et Green-peace, on sait aujourd’hui qu’elles sont d’un danger extrême, et particulièrement polluantes :
Emissions nocives de hautes fréquences.
Quantité importante de mercure (grand danger et mesures spéciales en cas de casse.)
Fort coût énergétique à la fabrication.
composants électriques et électroniques polluants .
Recyclage obligatoire dans des centres spécialisés, sinon quantités énormes de mercure « dans la nature ».
Et on sait déjà que cette technologie sera à son tour dénoncée et remplacée par les « led » dans très peu de temps, ce qu’on présentera à nouveau comme un progrès etc..

Voir par exemple :
http://www.institutmolinari.org/editos/20070621.htm
http://next-up.org/Newsoftheworld/LampeFluocompacte.php

 

 

 

 

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Mais s’occuper des insectes, ça ne permet pas de résoudre les problèmes structurels de  l’économie, et de relancer la croissance.
Et nos sommités politiques, économiques, scientifiques et écolos ont d’autres chats à fouetter!
De plus, finalement, on s’est déjà tellement habitués à l’idée que l’homo-agro-tecnologicus était capable de recréer la faune et la flore dans ses laboratoires que le rôle des abeilles ne parait pas « irremplaçable ».(D’ ailleurs, qui connaît encore aujourd’hui ce rôle?)
L’industrie agro-alimentaire et ses laboratoires agro-chimistes s’en occupent effectivement depuis longtemps, notamment, mais pas uniquement, la tristement connue firme Monsanto, avec, par exemple, son projet au nom révélateur « terminator ».
Pour l’instant encore quelques problèmes techniques empêchent la réalisation à grande échelle de ce projet que n’aurait même pas osé imaginer Georges Orwell.
Ces projets qui donnent l’illusion à l’être humain qu’il peur s’affranchir définitivement des lois, contraintes et incertitudes de la nature, sera payé par lui au prix fort car il est d’une dangerosité totale et extrême et inégalée à ce jour dans l’histoire humaine.
La base en est la stérilisation des plantes et donc leur incapacité à se reproduire de façon autonome dans la nature.
Si ce projet et les autres en cours chez les concurrents voient le jour et s’installent, ce sera le début de l’aliénation humaine (déjà fort avancé) à une industrie qui aura le pouvoir et le droit brèveté et exclusif de nous accorder l’accès à la nourriture, et à choisir celle dont la rentabilité économique aura été jugée la meilleure.
Souvenez vous de « soleil vert ».
Le temps ou un  » soylent green is people » est il proche?

 

 

 

 

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Quant à la confiance « technique » que l’on peut avoir sur les manipulateurs du vivant et leur capacité revendiquée à sauver l’homme de la famine, une récente information laisse rêveur:

« QUAND LES OGM TOMBENT EN PANNE, LA FAMINE GUETTE…

[Gregor Seither - IES News Service - 02/04/2009]

En Afrique du Sud, des agriculteurs dans la région de North West, Free State et Mpumalanga ont perdu l’intégralité de leur récolte et des millions de dollars de revenus quand 82 000 hectares de champs plantés avec du mais OGM sont “tombés en panne” et n’ont pas produit de grains. L’aspect extérieur des plantes est satisfaisant mais elles n’ont presque pas produit d’épis porteurs de grains.

La société Monsanto s’est déclarée prête à compenser les agriculteurs (toutefois pour des sommes bien en-dessous de la valeur de la récolte attendue) et a affirmé qu’il s’agissait “d’une panne survenue lors du processus de fertilisation des semences en laboratoire, affectant trois espèces de maïs GM“. Selon Monsanto, seulement un tiers environ des agriculteurs ayant planté ce type de semences a déclaré n’avoir pas pu produire de récolte.

Ce chiffre est contesté par Marian Mayet, directrice du Africa-centre for biosecurity à Johannesburg qui affirme que – selon leur enquête sur le terrain – certaines exploitations ont souffert des pertes d’exploitation jusqu’à 80% de leur récolte. Elle a demandé au gouvernement de nommer une commission d’enquête sur la question et d’immèdiatement interdire la culture d’aliments OGM dans le pays, affirmant que c’est la technologie de manipulation génétique pratiquée par Monsanto qui est en elle même responsable de cette “panne” des récoltes.

“L’agriculture vivrière qui sert à nourrir les peuples a été placée entre les mains de grandes multinationales, fabriquant des semences en laboratoire et ayant un contrôle total sur les récoltes et les modes d’alimentation. Si demain ces grandes multinationales occupent le marché et en chassent les semences naturelles, la population sera à la merci de ce genre de pannes de laboratoire. La famine aura été fabriquée en éprouvette. Est-ce que nous pouvons nous permettre ce genre de risque ?”

source:
http://libertesinternets.wordpress.com/2009/04/02/quand-les-ogm-tombent-en-panne-la-famine-guette/

Sur la dangerosité et l’incertitude de la manipulation du vivant:

« Stériliser les plantes par transferts de gènes, c’est scientifiquement fascinant. On est très loin de la vasectomie, et les scénarios sont plutôt empruntés à l’approche moléculaire du cancer. Les contraintes sont grandes, car il faut créer une plante conditionnellement stérile, c’est-à-dire fertile dans les laboratoires de la firme qui vend les semences, et stérile dans le champ du paysan. Une technologie comme Terminator doit comporter au moins deux mécanismes couplés : un interrupteur général, activé au laboratoire (avec un antibiotique par exemple) qui met en marche ou non le programme de stérilisation, et un programme spécifique à la graine qui, tout à la fin du développement de celle-ci (juste avant la période de dormance) produit en masse une toxine qui tue la graine. La sécurité alimentaire, environnementale, d’une plante transgénique si complexe, et même sa stabilité génétique, sont très loin d’être établies et demanderont encore des années d’investigations. « 

Source:
http://www.domainepublic.ch/files/articles/html/3213.shtml

 

 

 

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On a vu que la gestion industrielle de l’abeille fabriqueuse de bien de consommation avait commencé a porter des préjudices importants à l’espèce.

Par la chimie, notamment, l’apiculteur, comme ses confrères agriculteurs et éleveurs  se débrouillait tant bien que mal à limiter les dégâts et bon an mal an le métier faisait vivre.
Le consommateur avait pris l’habitude d’un produit de moins en moins bon et un peu plus dangereux, comme pour le reste de notre alimentation, dont l’inexorable dépréciation est acceptée comme une fatalité.

Dans les ruches, les abeilles sont susceptibles d’être victimes d’un certain nombre de maladies, que va devoir gérer l’apiculteur, et tous les cours d’apiculture que j’ai pu voir citent les mêmes et donnent les mêmes méthodes pour les traiter.
Il est à noter que mises en  ruche d’apiculteur, une colonie d’abeilles peut être décimée par l’une ou l’autre de ces maladies, ce qui n’est pas le cas dans la nature sauvage.
l’apiculture est donc, comme n’importe quel élevage, confrontée à des maladies que, parfois, elle crée en partie.
On peur citer, microbes , virus et champignons, pour l’abeille elle même, le couvain ou les deux :
nosemiose, acariose, maladie noire, loque américaine, loque européenne, varroase, synergie pathologique, le petit colléoptère, nosémose….
Les traitements antibiotiques rigoureux sont courants :
terramycine, Chlorhydrate de tétracycline, Oxytétracycline, Sulfothiazol.
autres traitements courants
pulvérisation de souffre, sulfothiazol, l’acide salicylique …

Comme toute espèce, l’abeille a ses prédateurs et avait su, avec le temps, inventer ses propres méthodes de lutte pour sa survie:

 

Voir ci dessous, abeilles se débarrassant d’une invasion de la varroase:

 

Image de prévisualisation YouTube

 

Mais la sélection rigoureuses de races d’abeilles plus productives a amené l’apiculteur a importer des abeilles exogènes (non locales).
Il a par la, d’une part, importé des maladies non connues des abeilles locales qui ne sont pas armées pour y faire face, et d’autre part,  fait vivre de nouvelles races dans une région ou leur héritage génétique ne les a pas armé à lutter contres des maladies locales qu’elles ne connaissent pas.
De même, on la vu, la concentration de milliers d’individus est un agent important de propagation de ces maladies, de même qu’un habitat non crée par les abeilles elles même.

 

 

 

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« Comment obtenir les abeilles

On obtient les abeilles en transportant le nid d’une colonie sauvage dans une ruche. La colonie a déjà un certain nombre de rayons, qu’on attache aux barres supérieures ou à l’intérieur des cadres dans la ruche. On peut aussi commencer par induire l’intérieur d’une nouvelle ruche de cire d’abeille dont l’odeur servira d’appât, et attendre qu’un essaim d’abeilles passe et s’y installe. Cette méthode réussit seulement dans les régions où il y a encore beaucoup de colonies d’abeilles dans la nature. Mais la meilleure façon de commencer est de demander de l’aide aux apiculteurs locaux.
Dans le dernier quart du siècle dernier, le déplacement de colonies d’abeilles par l’homme a contribué à propager les maladies des abeilles dans le monde entier; dans certains pays, l’apiculture en a gravement souffert. Les rares régions qui n’ont pas été contaminées par les maladies des abeilles sont principalement situées dans les pays en développement. Il est souhaitable que ces pays protègent leurs stocks d’abeilles exemptes de maladies. Le déplacement de colonies d’abeilles domestiques, ou même d’une seule reine, et de matériel d’apiculture qui a déjà servi, d’un endroit à un autre ne doit jamais s’effectuer sans l’avis d’un expert sur les conséquences possibles. »

Source:
http://www.fao.org/docrep/008/y5110f/y5110f0b.htm

« L’abeille mellifère est menacée. Depuis la dissémination de l’acarien Varroa originaire d’Asie, il n’y a pour ainsi dire plus aucune population d’abeilles sauvages sous nos latitudes. En raison de la propagation de maladies et de parasites due à l’échange international de marchandises, la menace ne cesse d’augmenter. Aujourd’hui, l’abeille mellifère dépend de l’apiculteur pour sa survie. Elle est le seul animal de rente qui doit être protégé par une convention de protection de l’ONU (1998 Sao Paulo Déclaration). « 

Source:
http://www.db-alp.admin.ch/fr/ueberuns/projekt_det.php?id=34

« Des ruches qui accueillent des abeilles sauvages permettent la confection d’un miel naturel de mille fleurs tropicales de grande qualité et au goût incomparable
Aucune maladie n’est signalée jusqu’à présent sur nos abeilles.
L’environnement dans le milieu rural n’est pas pollué, nos abeilles butinent sur des arbres ayant des pollens et des nectars de bonne qualité.
Lors de nos expositions à l’extérieur des Comores, la qualité du miel Comores est très appréciée. »

Source:
http://www.comores-online.com/cvp/miel.htm

 

 

 

 

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« L’apiculture n’échappe pas aux maladies et aux épidémies qui atteignent tout être vivant.
La ruche comportant des dizaines de milliers d’individus et des dizaines de milliers de larves est d’autant plus sensible à la contamination immédiate et massive, et à la propagation foudroyante des maladies et empoisonnements.
L’apiculteur doit être très vigilant; les exemples sont nombreux d’exploitations prospères détruites en quelques semaines. L’ignorance en pareil cas est criminelle, car elle met en cause non seulement les ruches de l’intéressé, mais aussi celles de ses voisins et de toute une contrée.
Les abeilles et leur couvain peuvent être atteints de plusieurs maladies ou de parasites, dont les conséquences sont toujours graves. « 

Source:

http://pagesperso-orange.fr/gauneau.marcel/Html/abemaladie.htm

 

 » Comme l’homme, Apis mellifera, notre abeille domestique, est présente sur la quasi totalité de la planète. Elle a pu s’adapter à presque tous les climats. Cette grande adaptabilité explique la grande réussite écologique du genre Apis et plus particulièrement de Apis mellifera. En témoignent ses très nombreuses sous-espèces (ou races) encore subdivisées en écotypes… Apiculteur depuis 40 ans, j’ai comme beaucoup, pendant longtemps, été sensible à certains arguments qui m’ont poussé à introduire dans mes ruches des races d’abeilles exogènes au détriment de l’abeille locale. Bien sûr, il est absolument normal dans le cadre d’une apiculture rationnelle d’améliorer le comportement de nos abeilles en sélectionnant une abeille douce, qui tient bien le cadre, qui résiste bien aux maladies, qui essaime peu et qui produit beaucoup de miel… Mais ce travail de sélection ne doit pas se faire au dépend de la biodiversité c’est-à-dire par introduction massive et continue d’abeilles exogènes. Ces comportements présentent le risque d’introduction de parasites nouveaux et appauvrissent un patrimoine génétique qui a permis à l’abeille de conquérir toute la planète. On connaît la conséquence de la dépression de consanguinité sur l’abeille – que la nature fait tout pour éviter (brassage des mâles, plurifécondation des reines). L’appauvrissement du patrimoine génétique diminue également le  potentiel d’adaptabilité de l’espèce et la fragilise. Elle pourra moins bien s’adapter à toute modification de l’environnement… Et il ne faut pas oublier que dans ce domaine, toute perte d’information génétique est irrémédiable, d’où la création de conservatoires tant pour les animaux que pour les végétaux… »

(Paul SCHWEITZERLaboratoire d’analyses et d’écologie apicole
© CETAM-Lorraine 2004)

 

 

La situation dégénère et après environ 40  ans de lente dégradation a connu en 2006 et 2007 un pic dramatique à qui a été attribué le nom révélateur de « syndrome d’effondrement des abeilles », nom volontairement vague et révélateur d’une multi-factorialité du phénomène.
Ce dernier, (comme d’ailleurs la grippe aviaire en son temps), est décrit  pour l’instant essentiellement sur les abeilles élevées par l’homme, mais les abeilles sauvages ne sont pas tranquilles pour autant, loin de là, et commencent elles aussi à être touchées mais ce fait est plus difficile à quantifier.
Ce phénomène constaté « officiellement » depuis 1986 n’est révélé au monde que 10 ans plus tard , lorsque en 1997 une première hécatombe se produit, puis une nouvelle fois en 2006/2007,
En raison de son accélération brutale non prévue à l’époque le phénomène est un peu plus médiatisé.
Les abeilles apprend-on en 2007 meurent par dizaines de milliards.
Des apiculteurs assistent impuissants à la disparition de leurs ouvrières et à la perte de leur outil de travail, (parfois jusqu’à 80% d’une exploitation, 25% du « cheptel » américain en une saison)
Frappés au portefeuille, les apiculteurs font parler d’eux et tirent les premiers la sonnette d’alarme.
Et certains agriculteurs (possesseurs d’ arbres fruitiers notamment), par manque de pollinisateurs , commencent eux aussi à en souffrir et à s’inquiéter.

Cette prise de conscience tardive et opportuniste de la situation, (dont parlaient déjà en vain quelques petits apiculteurs) a néanmoins eu le mérite de déclencher une série d’études et d’enquêtes de scientifiques , écologues, vétérinaires, biologistes et apiculteurs eux mêmes, d’intéresser les médias et donc , pour nous d’être informés.
On commence à avoir une vue précise des diverses responsabilités, dont l’énumération n’étonnera personne, car elles sont déjà toutes connues depuis longtemps.

 

 

 

 

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Le paroxysme des nuisances, mises brutalement en évidence par la réputée « sentinelle écologique » qu’est l’abeille nécessite de toutes les juxtaposer.

Ces responsabilités multiples et croisées sont source de déresponsabilisation comme le faisait remarquer la réalisatrice Natacha Calesrémé (disparition des abeilles, la fin d’un mystère):
« le problème du multifactoriel qui est annoncé par tout le monde c’est que  ça dédouane tout le monde : « c’est pas moi, c’est toi! »"
Son documentaire en désigne quelques unes et les mets en parallèle:

« Plusieurs pistes sont abordées par le documentaire. Le Varroa destructor, acarien nuisible aux abeilles, prolifère de façon anormale. Ce parasite originaire d’Asie, arrivé en Europe au début des années 1980, s’attaque aux ruches déjà affaiblies. Par conséquent, il ne peut être considéré que comme le facteur aggravant d’une crise plus profonde. Des chercheurs américains ont ensuite mis en cause la grippe chez les abeilles, virus à traiter avec des médicaments et facile à enrayer. Mais, là encore, les morts inexpliquées des butineuses se poursuivent. La raison est donc à chercher ailleurs : par exemple, du côté des activités humaines. Ainsi, les impulsions électromagnétiques émises par les antennes-relais semblent agir sur les abeilles comme des brouilleurs. Les ouvrières, désorientées, incapables de se déplacer correctement, perdent le chemin de la ruche et meurent. La théorie est pertinente car ces insectes, à l’instar de nombreux autres animaux, utilisent le champ magnétique terrestre pour s’orienter. Mais aucune étude ne vient appuyer cette thèse.(NDLR: on verra plus loin qu’entre temps des études ont commencer à le prouver)
Les pesticides mis en cause
La piste privilégiée est alors celle des pesticides. Pris séparément, les produits employés sont en théorie inoffensifs pour les abeilles, mais, combinés, les insecticides et les fongicides utilisés pour protéger les cultures se révèlent l’arme du crime idéale. Les ouvrières sont exposées à ces substances chimiques et seules les plus solides parviennent à survivre. Mais celles-ci rapportent à la ruche des pollens contaminés, fatals pour les colonies. On assiste alors à un dialogue de sourds entre apiculteurs et agriculteurs. Les uns dénoncent l’utilisation abusive d’armes de destruction massive contre leurs précieuses abeilles. Les autres cherchent une issue économiquement viable à un problème qui les touche directement. Car les agriculteurs sont eux aussi les victimes de ce fléau. Sans abeilles, pas de pollinisation et donc pas de fruits ni de légumes. Triste ironie pour l’humanité… La nature retourne les armes de la production de masse contre ses créateurs. A trop tirer sur la corde, l’homme crée lui-même une contradiction dans ce processus. En voulant protéger ses récoltes des nuisibles, il enraye du même coup les agents de reproduction des plantes. »

Source:
http://wiki.france5.fr/index.php/DISPARITION_DES_ABEILLES,_LA_FIN_D’UN_MYSTERE

 

 

 

 

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Sans auto-critique sur leurs propres responsabilités, les apiculteurs productivistes ( les apiculteurs souhaitant maintenir des méthodes naturelles ont fui dans les montagnes), désignent les pesticides, notamment ceux de la dernière génération, ( ce qui a d’ailleurs causé quelques soucis interprofessionnels avec les agriculteurs ), et relayés par beaucoup de scientifiques, aux premiers rangs d’entre eux le gaucho et le régent, puis le cruiser. Malgré beaucoup de militantisme apicole, cette seule explication du syndrome par ces insecticides n’est pas suffisante, néanmoins ils y participent de toute évidence, mais pas forcément toujours en « tueurs directs ». De nombreuses études, menées après l’interdiction en France du gaucho et du régent sur certaines cultures ne semblent pas indiquer un arrêt concomitant du phénomène. Ceci dit un arrêt total aurait peut être été plus probant et rien n’indique qu’un laps de temps plus important ne soit pas nécessaire pour éradiquer le passé de ces insecticides.

Il existe de très nombreux articles et études sur internet ou dans des revues ou livres.
Leur lecture attentive montre clairement à quel point elles sont contradictoires et opposées.
En fait, chacun dans son « militantisme » pro ou anti insecticides peut trouver l’étude sérieuse et objective qui l’arrange.
Malgré tout, statistiquement, il est globalement démontré la dangerosité de ces substances et surtout le manque de recul qu’ont les scientifiques sur la dégradation à long terme qu’elles engendrent.

 

 

 

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D’autre part les études favorables sont souvent issues de rapports achetés par les marchands et restent suspectes!
Dans la multitude de pages que j’ai lu (laborieusement!), ce petit texte récent a attiré mon attention:

« Le printemps est de retour et dans les ruches, l’activité reprend. Ces insectes, dont la vie est toute entière tournée vers la production de miel, sont, avec tous les insectes butineurs, responsables de 80% de la pollinisation du monde végétal. Des insectes sociaux dont des essaims entiers sont parfois décimés.
Un printemps de tous les dangers, car boire les gouttelettes d’eau qui perlent à la surface des feuilles du Maïs peut tuer.
Les apiculteurs ont tiré depuis longtemps la sonnette d’alarme, mettant en cause l’utilisation de substances neurotoxiques dans l’agriculture, conduisant en 2004 la France à interdire le Gaucho et le Régent, et l’Allemagne y ajoutant le Cruiser. Ces trois insecticides commercialisés par la firme Bayer, sont, d’un point de vue de l’activité, identiques. Il s’agit d’agonistes de l’Acétylcholine, un neurotransmetteur présent dans le cerveau des insectes, comme du nôtre.
« Toute la difficulté, face à ces molécules, et de montrer l’effet délétère.
Un pas vient d’être franchi par le Professeur Girolami et son équipe de
l’Université de Padoue, en Italie.
 » Les scientifiques se sont penchés sur un phénomène peu connu : la guttation. Il s’agit d’une forme de transpiration qui permet à certaines plantes comme le maïs, d’évacuer de l’eau par les stomates, sorte de pores à la surface des feuilles, lorsque la pression racinaire est trop forte. La guttation se produit généralement la nuit, en particulier lorsque les sols sont très humides.
Alors que les graines sont traitées en enrobage, permettant d’éviter, pour ces céréales des traitements aériens, les chercheurs ont eu l’idée d’évaluer la présence du neurotoxique dans ces gouttelettes. Ils ont découvert des concentrations 10 000 fois supérieures à la dose létales pour les abeilles.
Leur étude a montré que les gouttelettes d’eau issues de la guttation de plants traités tuaient les quelques minutes si elles s’abreuvaient en utilisant leur ligule, qui est leur langue trompe.
Le fabricant de phytosanitaires a jusqu’alors profité de contradictions qui ont pu apparaître dans les différents rapports. D’autres facteurs sont en effet incriminables dans les vagues de mortalité chez cet insecte. Et comme bien souvent, la vérité est vraisemblablement multiples, comme le sont les
interactions biologiques.
Comme le souligne Joe Cummins, professeur à l’université d’Ontario, c’est une combinaison de plusieurs facteurs qui doit être responsable de l’hécatombe des populations d’abeilles. Même si le neurotoxique ne tuent pas directement les abeilles, il affaiblit leur système immunitaire et les expose ainsi aux différents parasites incriminés par l’Agence Française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA). Comme par exemple les agents pathogènes fongiques pulvérisés en complément sur les cultures. »

source:
article: abeilles transpiration mortelle du maïs.
http://callado.unblog.fr/

En tout état de cause, et d’où que viennent ces études, des constantes se dégagent.
Les engrais, insecticides, pesticides et autres herbicides sont indispensables à l’agriculture productiviste qui, elle aussi, par sélections, importations et créations d’hybrides rentables mais fragiles a appauvri génétiquement les plantes et détruit les anciennes cultures autochtones, capables de « réguler » leurs parasites et adaptées à leur climat et leur milieu de vie, par l’acquisition du patrimoine génétique leur permettant d’y vivre.
Ils sont depuis très longtemps dénoncés comme destructeurs de la biodiversité, et si ils ne tuent pas « directement » les abeilles, ils participent de toute façon à leur disparition en détruisant les plantes dont elles se nourrissent habituellement et en participant à l’affaiblissement de leurs défenses immunitaires.

Ils sont aujourd’hui systémiques et cette nouvelle méthode ne rassure pas.

 

 

 

 

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« Un insecticide systémique est un insecticide qui pénètre dans les tissus de la plante et est véhiculé par la sève, ce qui est très efficace contre les insectes piqueurs, suceurs ou phytophages. Ce genre de substance n’a normalement pas d’effet sur les insectes ne consommant pas de fragments ou fluides issus de la plante traitée, mais certains peuvent être touchés lors de l’application et ces substances peuvent toucher les prédateurs des insectes indésirés (ceux qui nuisent à la plante) par voie alimentaire et donc avoir l’effet inverse de celui souhaité puisque la « faune utile » a en général un cycle de vie plus long et une fécondité moindre »
Source: wikipédia

Parallèlement, on se rend compte aujourd’hui que les marchands de pesticides se refusent à employer désormais ce mot, cible de ses opposants qu’ils remplacent, dans leurs nombreuses opérations de communication, par le plus noble « produit phyto-sanitaire ».

L’ expérience nous a appris à nous méfier de l’irruption de la novlangue dans tous les discours!

dossiers ici:

http://taste.versailles.inra.fr/inapg/aphidsmania/agriculture/imidaclopride.htm

http://www.ecosociosystemes.fr/insecticide.html

http://oatao.univ-toulouse.fr/1653/

Le problème finalement ce n’est pas tant les insecticides, dont on peut débattre à coups d’enquêtes contradictoires pendant des années, que l’agriculture productiviste et les laboratoires agronomiques.
Ces derniers, voulant obsessionnellement s’affranchir par mercantilisme ou pure folie scientiste et eugéniste des lois fondamentales de la nature ne peuvent pas s’en passer,  nous les imposent et ne cherchent pas à réfléchir sur leurs conséquences potentielles.
« aujourd’hui ça marche, demain il fera jour! »
Et si ça pose un problème on en trouvera une autre produit, une nouvelle méthode, on réparera, on adaptera, on soignera…
Et l’humain cobaye se tait.
Le monde agricole séduit par la rentabilité facile a vendu son âme au diable et est aujourd’hui totalement aliéné aux marchands de semences, d’engrais et de pesticides et bientôt d’ogm.
Les monocultures intensives sont par essence vouées à détruire la terre qui est censée les nourrir et en quelques génération ont fini par la rendre inculte et à rendre les engrais obligatoires.
Le prosélytisme de l’industrie agro-alimentaire a fondamentalement modifié notre rapport à la nature et à notre façon de s’y nourrir.
La peur créée et entretenue périodiquement du terrorisme de la délinquance et des dangers divers de la vie dans notre société a modifié notre rapport à la sécurité pour nos vies et l’acceptation de lois liberticides.
La peur de la famine a de même et avec les mêmes méthodes, fondamentalement  modifié notre rapport à la nature et à notre capacité d’y vivre et de s’y nourrir.

Le produit « dé-naturé » est, finalement, accepté par le consommateur final comme le prix à payer pour ne plus être soumis à la peur entretenue de catastrophes alimentaires multi-formes potentielles.

 

 

 

 

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Il est intéressant de noter à quel point, en quelques années, la sensibilité de l’homme par rapport à la nature, aux plantes et aux animaux a changé.
je me suis livré avec des amis, et sur des forums à un test, demandant de citer 10 animaux importants, pratiquement aucun ne cite d’insecte .
Sur environ 200 réponses que j’ai eu sont cités très majoritairement, chien chats, lapins etc, 9 fois le papillon et ….7 fois l’abeille puis 3 ou 4 fois coccinelle mouche (sur 2000 possibilités). Sur des forums « ados » l’abeille n’apparaît plus.
L’insecte, dans l’inconscient collectif manipulé par les lobbies de l’industrie agro-alimentaires et les marchands d’insecticides, n’est pas un animal utile, mais au contraire un nuisible qu’on a légitimement le droit de combattre.
L’image de l’insecte communément partagée est celle d’un destructeur de culture, concurrent de l’homme, véhicule sournois de virus et maladies, dangereux par lui même ou simplement (surtout pour les citadins et les consommateurs de loisirs verts tranquilles aseptisés et sécurisés), insupportable à fréquenter. (il en est de même pour le loup, « ravageur de troupeaux »!)

Dans l’inconscient collectif, savamment manipulé par de vastes et sophistiquées opérations de propagande, des peurs et des représentations de réponses à des dangers potentiels opportuns et choisis, dominent et se transmettent de générations en générations:
Les insecticides sont ainsi devenus une réponse « normale » de la société à un problème imaginaire, mais terrorisant, comme en d’autres temps, terrorisés par les sorcières et l’image terrifiante qu’on nous en donnait on acceptait et souhaitait qu’on les brulât.

 

 

 

 

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La société de délégation et de soumission, en nous volant toute autonomie, nous impose la gestion de nos vies, pensées, réflexions, avis par des « moralistes », »autorités », « spécialistes » et autres « techniciens » auto-proclamés légitimes et de référence, qui nous « offrent » leurs réponses comme seules autorisées et crédibles.
Malheureusement, libéré de ce fardeau qu’est devenu pour lui la liberté de penser d’agir et de vivre par lui même, l’homo-consommatus a accepté et intégré cette aliénation à l’autorité et ce respect du gestionnaire, nouveau maître.
La simple curiosité, le goût et l’effort  de la réflexion personnelle, la capacité à se prendre en charge individuellement ou collectivement, le sens de ce qui est bon ou mauvais pour notre vie nous ont été volés, et avec notre consentement et la complicité de quelques scientifiques, journalistes et philosophes serviles et rémunérés.
Si le système devient fou et nous amène à la destruction il perdurera quand même, et les Cassandre seront éliminés par la désinformation, ridiculisation, l’isolement, la marginalisation ou la répression.

 

 

 

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Il est à noter, des accords et responsabilités croisés entre apiculteurs et producteurs d’arbres fruitiers, lorsque notamment d’un commun accords ils transforment des champs floraux en pelouse, empêchant la floraison (et donc la pérennisation), afin d’en interdire aux abeilles le butinage qu’elles choisissent par défaut, leur imposant ainsi les arbres fruitiers comme seule source de nourriture.

 

Nous avons donc déjà trouvé deux premières « grandes » responsabilités dans la disparition des abeilles (et autres insectes pollinisateurs moins étudiés car ils ne sont pas « économiquement » quantifiables mais relevés tout de même par des biologistes ou de simples fermiers).

Une autre nuisance, celle des téléphones portables (et autres objets « wi-fi  » et réveils radio-commandés ),  semble également importante:

« Le téléphone portable serait responsable de la décimation des abeilles
Selon une nouvelle étude, les appareils émettant des ondes radios pourraient avoir un effet direct sur l’extinction des abeilles
Une nouvelle étude réalisée par une université allemande dénonce les dangers du téléphone portable et des appareils émettant des ondes radios en général qui pourraient être tenus pour responsable de l’extinction des abeilles.
Les chercheurs de l’université de Langer à Koblenz pensent que les interférences radios émises par les appareils de type téléphones portables pourraient provoquer un déclin alarmant du nombre d’abeilles recensé.
L’étude dénonce les effets des ondes radios sur les systèmes de navigation internes des abeilles, qui les empêcheraient de retrouver le chemin de leur ruche. »
18-04-2007

source:
http://www.vnunet.fr/fr/vnunet/news/2007/04/18/t-l-phone-portable-serait

« Les téléphones portables brouillent le signal des abeilles.
Les scientifiques appellent cette pollution « electrosmog ».
Des ondes qui court-circuitent la communication
Le téléphone portable fait aujourd’hui l’objet de toutes les controverses. Accusé par certains scientifiques d’être dangereux pour la santé humaine, il est désigné comme agent néfaste pour les abeilles. Comment ?
Les ondes électromagnétiques viendraient, entre autres, perturber les échanges de messages entre les abeilles d’une même ruche. Résultat : elles perdent toute aptitude à se repérer et à rentrer au bercail. Deux chercheurs allemands de l’université de Landau dont le Dr. Jochen Hukn considèrent la pollution magnétique comme une cause éventuelle du syndrome CCD.
Le Dr. Georges Carlo confirme cette hypothèse après avoir dirigé une étude sur ce sujet pour le gouvernement américain. »

source:

http://www.linternaute.com/science/biologie/dossier/qui-veut-la-peau-des-abeilles/les-telephones-portables-brouillent-le-signal-des-abeilles.shtml

 

On ne peut évidemment dissocier de cet effondrement des abeilles, tous les problèmes de la société marchande destructrice:

-L’industrialisation massive et toutes les pollutions chimiques que nous subissons depuis le début de l’ère industrielle.
Ces dernières perdurent et augmentent au même rythme exponentiel que l’accroissement de la consommation, seule garantie de sa survie pour le système capitaliste qui ne peut vivre sans sa « sacro-sainte croissance » dite « génératrice de richesse et d’emploi ».

-La société marchande, qui après avoir fait fabriquer doit vendre dans des centres commerciaux de plus en plus gigantesques et dévoreurs d’espaces naturels.

-Le repli sur soi qui a crée le culte de l’objet personnel, qui ne sert qu’une heure par semaine.

-L’urbanisation massive, liée à l’explosion démographique et au besoin « psychologique » de plus en plus important de toujours plus nombreux mètres carrés à soi de plus en plus remplis d’objets aussi idiots qu’inutiles.

-La société de loisirs qui érige de plus en plus de « d’usines à loisirs », volant des espaces de nature sauvage de plus en plus importants et connaissant eux aussi une explosion délirante.

-La société de confort, qui impose une facilité et une sécurité totale et nous amène à débarrasser la nature de ses plantes « dérangeantes » (ronces, orties). et de ses animaux « nuisibles » et pénibles (insectes).

-La mode des aires de loisirs et ses pelouses si en adéquation avec ce « confort », mais rendues stériles par leur tonte avant d’avoir pu fleurir et grainer.

-La société de la peur qui nous a convaincus de la dangerosité de la nature sauvage.
(La signification du mot sauvage est d’ailleurs au départ non apprivoisé, (animal), qui pousse sans avoir été planté volontairement, (plante), spontané, subit, puis est devenue synonyme de dangereux, voire barbare).

-La société de l’activité permanente et compulsive, qui nous a fait perdre tout goût de la contemplation passive, de la promenade gratuite, particulièrement dans les forêts, qui devenues non utilisées et obsolètes sont bradées au privé, rentabilisées et détruites.
(Le mot promenade est lui aussi devenu désuet, pour ne pas dire ridicule).

-La société d’inculture et de méconnaissance organisée de la nature sauvage.

-La société du payant qui fait que plus personne ne va ramasser dans la nature sauvage tout ce qui peut nourrir et va payer pour de la nourriture industrielle appauvrie et fade.
(Pour ces derniers thèmes lire ou relire sans modération Henri David Thoreau, sur la vie dans la forêt).

-La société du « tourisme-dépaysement », qui nous fait parcourir des centaines de kilomètres et construire des routes gigantesques pour se dépayser alors que l’on ne regarde même plus ce qu’il y a de merveilleux à notre porte et dont notre désintérêt justifiera à posteriori le destruction.

Le « syndrome d’effondrement des abeilles » est de toute évidence le signal d’alarme le plus strident de ces dernières années.
Il porte en lui tous les ingrédients du cocktail dévastateur de toutes les nuisances de la société marchande, technologiste et scientiste.
Il est peut être le dernier avertissement solennel de la nature arrivée à bout de souffle.

Ne pas l’entendre sera sans aucun doute la dernière erreur de l’homme sur terre.

 

 

 

 

 

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Caterpillar. Travailler plus, consommer plus, détruire plus, tuer plus ou tout arrêter?

Posté par admin le 21 mars 2009

Les travailleurs de caterpilar sont en lutte contre le chômage technique qui les touche depuis l’année dernière et contre les licenciements  » boursiers « prévus cette année.
Dans l’atmosphère de crise, désindustrialisation , délocalisations, chômage, la tentation est grande de se mobiliser contre ces licenciements et de se solidariser avec les cater.
Mais à y regarder de plus près, qui et quoi soutient on réellement .

Posons nous un instant et réfléchissons dans l’absolu.

Qu’est caterpillar?

Une énorme entreprise marchande, référence mondiale dans son domaine avec à son catalogue environ 300 types de machines de travaux publics (pelleteuses, chargeurs, poseurs de canalisation, pelles, tracteurs etc.)
Leader aussi dans la fabrication de moteurs particulièrement performants utiles notamment dans les mines les plates-formes pétrolières et tous les endroits difficiles d’accès  de la planète (montagnes,déserts) dixit leurs pubs.
« La culture Caterpillar s’articule autour des concepts de croissance, d’évolution, de changement et d’utilisation des technologies dans le but de trouver des solutions pour nos clients. »
Cette entreprise revendique donc une « culture » de la croissance et de l’innovation technologique et ses publications externes le revendiquent
Son journal interne destiné à ses ouvriers « le maillon » (ça s’invente pas !),revendique aussi cette culture et ses communicants journalistes n’ont de cesse d’associer depuis des années le personnel à cette culture et à la fierté d’y adhérer.
Dans ses offres d’emploi, caterpillar associe immédiatement  l’embauché potentiel à l’idéologie de l’entreprise:
« Caterpillar vous ouvre ses portes pour marquer l’avenir de votre empreinte  » dans  des publications montrant les prouesses destructrices de ses machines

Caterpillar est évidemment une « entreprise écolo », anticipatrice du capitalisme vert et équitable de demain:

« 2003. Caterpillar devient le premier motoriste à proposer une gamme complète de moteurs diesel propres, modèles 2004, totalement conformes et certifiés par l’EPA (agence américaine de protection de l’environnement). La technologie ACERT Caterpillar de réduction des émissions polluantes est destinée à respecter les normes EPA sans pour autant sacrifier les performances, la fiabilité et le rendement énergétique. »

Caterpillar est aussi,évidemment une entreprise responsable et citoyenne:

« Responsabilité sociale. En tant qu’entreprise, nous sommes fiers de la réputation de Caterpillar qui est connue pour faire la différence à travers le monde. Suite à la catastrophe du tsunami, Caterpillar et ses concessionnaires ont envoyé des machines, de l’argent et du personnel en Asie pour soutenir les efforts de secours et de reconstruction. Caterpillar est également fière d’être la source de subvention principale dans le cadre du projet « Great Rivers Partnership » de la fondation « The Nature Conservancy ». En outre, Caterpillar a une fois de plus rejoint le « Dow Jones Sustainability World Index ».
« Caterpillar accepte les responsabilités de la citoyenneté globale ».
Dans l’engagement de la compagnie au succès financier, le code dit qu’elle « doit également tenir compte des priorités sociales, économiques, politiques et environnementales. »

Sauf ,dans certains cas:
En effet, Caterpillar, en toute connaissance de cause et en violation de sa charte a vendu à l’armée israélienne des bulldozers « d9″, les-quels modifiés par elle ont causé morts, et destructions en Palestine:

« Rachel Corrie, une (pacifiste) Américaine (se plaçant devant lui pour le bloquer a été) assassinée de sang-froid par un soldat israélien mandaté par son gouvernement pour virer les Palestiniens de leurs maisons dans son bulldozer blindé fabriqué par CATERPILLAR ».
« la destruction systématique des maisons palestiniennes fait pour de bon retour au centre du conflit. Cela s’est produit dans le camp de réfugiés de Jenin, où les conducteurs indomptables des énormes bulldozers Caterpillar D-9 ont travaillé dur trois jours et nuits entiers à démolir plus de 300 maisons dans le camp archi-bondé, devenant par là les héros de l’invasion. Et cela se produit aujourd’hui quand Israël détruit des douzaines de maisons qui appartiennent aux familles des terroristes, une forme de punition collective qui est clairement un crime de guerre ».
[http://pagesperso-orange.fr/espace.freud/topos/politi/palestin/jeff5.htm.->xxx].

[http://www.ism-france.org/news/article.php?id=1909&type=analyse&lesujet=Démolitions%20de%20maisons.
->xxx].
La direction de caterpillar, contactée par de multiples associations a refusé d’arrêter ses ventes arguant ne pas avoir à connaître l’utilisation de son matériel.

Sur tous les plus grands chantiers dévastateurs du monde vivant, le leader mondial caterpillar exhibe ses féroces machines dans leur oeuvre de destruction massive de la nature.

La société caterpilar, par la sophistication de son matériel est une grande créatrice de chômage, dans le domaine des travaux publics.
Là où, hier, il fallait 20 terrassiers une machine suffit aujourd’hui.
C’est de ce « progrès », accepté par tous dans l’accomplissement du travail et sa mécanisation, que sont par un retour ironique du sort aujourd’hui victimes les cater plus que de la « crise  » à la mode.

Dans une société humaine organisée par et pour ses membres de façon raisonnée, utile et intelligente, pour ses besoins vitaux  réels, la société caterpillar et ses monstres n’auraient pas leur place.

Dans les appels récents, et notamment à Grenoble autour de cater, à la convergence des luttes, appels que je partage et auxquels je participerai, la priorité me semble-t-il n’est pas la gestion « au moins mal » pour nos vies de la crise  de leur système, mais sa remise en cause radicale.
Doit on, en signant nos contrats d’embauche nous sauvant de la misère, continuer à accepter que pour sauver notre peau il nous faille fermer les yeux sur le rôle final, potentiel ou immédiat, de ce que nous fabriquons.
Notre militantisme doit il nous amener à militer pour que cater, pour assurer le plein emploi à Grenoble, continue à fabriquer ses engins qui détruisent le terre et tuent loin de nos yeux pudiquement clos.
Dans la prison actuelle du « travailles ou meurs », l’épée de Damoclés du chômage et de la misère nous prive de toute liberté de critique et nous impose de signer des contrats contre-nature d’acceptation et de résignation.
Dans cette peur et cette acceptation, nos actions ne peuvent se limiter qu’à obtenir des barreaux dorés à nos cellules en remplacement des anciens rouillés et de faire semblant d’y voir une avancée.
« La peur c’est le corbeau penché sur le devoir.
C’est du papier monnaie contre du désespoir.
C’est de la dérision face à la misère noire.
C’est depuis le début le chantage du Pouvoir »; chantait Lavillier.

Si notre militantisme, par opportunisme, manque de courage et de réflexion globale, nous amène à exiger plus de travail, plus de pouvoir d’achat et  plus de consommation, alors nous sommes les porte-paroles de la société capitaliste et ses meilleurs alliés.
On comprends mieux, alors pourquoi la presse éprouve tant de sympathie pour les deux dernières grandes manifestations, aux revendications auxquelles  Bouygues et cie tout en faisant semblant du contraire, ne peuvent qu’adhérer.

(il y a des liens autour de caterpilar assez nombreux sur le net pour s’informer).

Sabazios.

[http://sabazios.unblog.fr/
->xxx]

 

Complémént 1:

La société de fabrication d’engins de construction, d’exploitation minière et forestière, Caterpillar a annoncé la suppression de 800 emplois dans ses usines de Peoria (Illinois) et de 700 autres dans son usine de Grenoble (France).
La société dispose d’une filiale armement qui fabrique des blindés pour les troupes britanniques, suédoises, norvégiennes, finlandaises, suisses et néerlandaises. En outre, elle produit les super-bulldozers blindés D9, livrés à l’armée israélienne pour raser les immeubles palestiniens dont un des habitants est soupçonné d’appartenir à la Résistance ; une forme de représailles contre des civils non-combattants qui constitue un crime de guerre au regard du droit international.
Son directeur, James Owen, préside un groupe de travail pour la promotion de la globalisation au sein de la très conservatrice association patronale Business Roundtable. Il avait été nommé par son ami George W. Bush au Conseil consultatif pour les négociations commerciales. Il a multiplié les bénéfices du groupes en organisant des délocalisations intérieures, c’est-à-dire en déplaçant ses usines à l’intérieur des États-Unis dans les États offrant le moins de protection sociale possible.
Les salaires et bonus de M. Owens se sont élevés à 17 millions de dollars en 2008, faisant de lui 181 patron le mieux payé au classement Forbes. Proche des Rockefeller et lui-même très influent, M. Owens est administrateur du Council on Foreign Relations, du Peterson Institute for International Economics et du World Resources Institute.
Bien qu’il ait fait campagne pour John McCain, John Owens s’est rapidement rapproché du président Barack Obama, originaire de l’Illinois. Juste avant sa prestation de serment, le président-élu est venu rassurer les salariés en se rendant à Peoria. Puis, le président a nommé John Owens au Conseil consultatif pour la reprise économique, présidé par l’ex-patron de la Réserve fédérale Paul Volcker.
Cependant, les ouvriers français n’ont pas eu droit aux mêmes égards. Ils ont séquestré quatre dirigeants du groupe, mardi 31 mars, pour les forcer à négocier les conditions des licenciements.

source:
http://www.voltairenet.org/article159518.html

 

Complémént 2:

“ « Implantée à Grenoble depuis 1961, Caterpillar (Grenoble – 2 315 salariés – CA 2001 : 483 058 Keuros), recevra une subvention de 560 000 euros du Conseil Général de l’Isère. En effet, le premier constructeur mondial d’engins de terrassement, va investir 17 millions d’euros dans un centre logistique au Versoud, dans la banlieue grenobloise. Cette plate-forme logistique, Caterpillar Logistics Services, devrait stocker, transformer et distribuer des composants à flux tendus pour les usines de Grenoble et Echirolles. Ce projet représente une véritable opportunité de développement et de consolidation du positionnement de Caterpillar France par rapport à la maison mère aux Etats Unis. »

source cci Grenoble avril 2003 ”

 

Complément 3:
ENTREPRISES RHONE-ALPES
Septembre 2005 – N° 1478

A LA UNE !
Grenoble : Caterpillar France creuse son sillon

« © DRCompétitivité, externalisation de certains services et composants, qualité totale, sécurité et environnement, respect des délais d’expédition, recentrage sur son cœur de métier : après six ans d’efforts, Caterpillar France SAS (Grenoble et Échirolles) voit sa stratégie récompensée. Au vu de ses ”bons résultats”, le groupe américain Caterpillar Inc, sa maison-mère, lui a confié la fabrication de pelles hydrauliques sur pneus, une activité jusqu’alors réalisée par une joint-venture, en Allemagne. Ce transfert, qui s’accompagne d’un investissement de 3,8 millions d’euros dans une nouvelle ligne d’assemblage, est loin d’être neutre pour Grenoble : ”L’arrivée de ces nouveaux produits, destinés au marché européen, devrait renforcer la stabilité du site, historiquement soumis aux fluctuations du dollar, puisque la majorité des produits actuels (70 % environ) sont livrés aux États-Unis”, précise-t-on chez Caterpillar France. La société, qui emploie 2 600 salariés, fabrique depuis 1961 des tracteurs et chargeuses à chaînes, de petites pelles hydrauliques, ainsi que des trains de roulements et composants. Avec environ 2 000 machines supplémentaires par an, l’activité devrait générer la création d’une centaine d’emplois dans le bassin grenoblois.  »

Source

http://www.brefonline.com/numeroERA_affichearticle.asp?idA=2440

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L’animal usine, l’animal de laboratoire, l’animal loisir : les ignominies des éléveurs, des scientistes et des marchands

Posté par admin le 7 mars 2009

Texte écrit à propos d’une pratique récente, discrète et en voie d’utilisation massive dans l’industrie de la production du lait

Une illustration de plus de la folie et de la monstruosite de la science appliquée à la société marchande

 

LETTRE OUVERTE A L’INRA

Vertes prairies de la campagne française, délicieux produits laitiers nés dans la plus pure tradition fermière, selon un contrat d’amour entre l’homme et l’animal choyé…

Une pratique répugnante et peu divulguée consiste à aménager une ouverture sur le flanc de l’animal, comme accès direct au rumen (panse), afin de contrôler le synchronisme énergie-protéine, la digestibilité de différents aliments, notamment pour combattre l’acidose lente qui a des effets défavorables sur la valorisation de la ration. L’objectif est la performance laitière la plus efficace.
Dans la foulée méritante du Grenelle, on nous dira peut-être que cela participe à la réduction du méthane éructé et qui contribue au réchauffement de la planète.

Cette expérience ignoble et déjà standardisée est en France conduite par l’INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et exploitée sur le site de Theix, près de Clermont-Ferrand.

Autres témoignages de cette technique de la vache fistulée, paraît-il « ancienne, utile, banale et indolore » :

Pour l’animal-machine poussé à son paroxysme d’esclavage, on peut dire merci à Descartes et à l’aveuglement du siècle des Lumières !
C’est vraiment la traite des vaches ! Les peuples premiers n’ont connu ni religion dogmatique révélée, ni encyclopédistes, ni révolution agraire, mais ils sont en avance d’une belle longueur éthique…
Ce type de science sans conscience ne nous aide pas dans notre croisade contre certains signes de cruautés dans les traditions.
Allez donc dénigrer le rituel de l’égorgement des moutons en terre d’islam ou la corrida et autres barbaries festives en Espagne, quand on appartient à une société ainsi affranchie du viol animal pour de viles fins lucratives !
Atrocités d’hier et de demain, l’homme « civilisé » est d’une sauvagerie décomplexée. Il y a urgence à revoir la syntaxe

Vous êtes très nombreux à manifester votre indignation à l’égard de cette atrocité, à clamer votre juste réprobation à cette ignominie de la biotechnique au service du productivisme agricole forcené.
Il me semble que, cette fois, l’homme proxénète du Vivant a vraiment outrepassé les limites de la décence et du supportable.
Après la vache folle, rendue cannibale par des farines animales, voici donc la vache à la panse trouée d’un hublot.
Manifestez nombreux votre réprobation, exigez l’application d’un minimum de normes bioéthiques dans l’exploitation anthropocentriste des animaux tombés à notre merci !


Organisez un boycott pugnace et durable de la filière laitière industrielle.

 

Je lance un appel pour la constitution d’un comité de veille à l’égard de la pratique déviante ici dénoncée.

J’attends vos réactions « humaines » !

Vous pouvez adresser, en toute politesse, vos critiques et vos doléances au laboratoire concerné de l’INRA :
urh@clermont.inra.fr

Michel Tarrier
tarrieri@wanadoo.es

 

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Mais aussi, depuis longtemps les usines à destruction méthodique de foie des canards

 

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http://www.dailymotion.com/video/k41UxABOPgit4In5hh

 

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Depuis trés longtemps aussi les expérimentations sur les animaux

 

http://www.dailymotion.com/video/k4fc5XHlDtBBosNv1i

 

 

 

A visiter (liste non exhaustive) pour savoir informer et combattre:

 

http://sillon38.com/blog/2007/10/31/percer-les-secrets-de-la-rumination

http://www.reseaulibre.net/rage/page1.html

http://www.destination-enfer.com/laboratoire-vivisection.html

http://www.lausanimaliste.org/images/texte24avril08.pdf

http://ruralia.revues.org/document971.html

http://biogassendi.ifrance.com/animaux.htm

http://www.poulets.fr/page.php?id=pages/verite.php

http://pagesperso-orange.fr/solis/ferme.htm

http://www.vegetarismus.ch/heft/f97-4/antibiot.htm

http://l-horreur-est-dans-le-pre.over-blog.com/article-23286335.html

http://www.cahiers-antispecistes.org/

http://www.reseaulibre.net/rage/differ.html

http://www.larecherche.fr/content/recherche/article?id=17300

http://www.syfia.info/index.php5?view=articles&action=voir&idArticle=719

http://www.conservation-nature.fr/article2.php?id=105

http://www.les-sept-vallees.fr/?p=67

http://www.animauzine.net/

http://amande.blog.mongenie.com/index/p/2007/07/414031

http://pagesperso-orange.fr/solis/recreat.htm

http://www.massacreanimal.org/fr/vaches.php

http://www.lexpress.fr/informations/l-animal-usine-a-medicaments_636765.html

http://antoine.comiti.free.fr/specisme/index.htm

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De si savants prolétaires

Posté par admin le 27 février 2009


http://infokiosques.net/spip.php?article208


DE SI SAVANTS PROLÉTAIRES 
LA RECHERCHE VUE DE L’INTÉRIEUR

par Carlos Ojeda

Article paru dans L’Ecologiste n°5, Automne 2001, pp. 35-41

La recherche moderne dispose d’outils si puissants que les forces qu’elle met en œuvre concurrencent ouvertement celles de la nature. Comme l’écrivait Günter Anders [1], son laboratoire est maintenant coextensif au globe, son champ d’expérience est la planète elle-même. Il est possible, donc courant, de bouleverser l’environnement matériel, psychologique et social des hommes. Une telle puissance impose la prise de conscience des conditions matérielles et psychologiques dans lesquelles la science se fait si elle ne veut pas sombrer dans le délire paranoïaque et autistique de la fausse conscience. A travers l’expérience vécue des pratiques de recherche dans les laboratoires de biologie, nous essaierons de montrer l’environnement aliénant dans lequel la recherche est menée ainsi que les aberrations qui entachent la diffusion de ses produits en direction d’un public dont on n’attend plus que l’adhésion vaguement résignée qu’il témoigne à toute chose, persuadé d’être dépourvu de tout titre à refuser sa confiance aux experts. Qu’un malheur survienne [2], ce sera la faute à pas d’chance !
Une aliénation économique
Il convient de définir d’abord les conditions économiques qui régissent – en France au moins – la vie d’un laboratoire de recherche en biologie.
Les locaux, appareillages, salaires des personnels statutaires sont pris en charge par l’institution publique (CNRS, INSERM, INRA, etc.). S’y ajoutent les salaires d’une petite part des hors-statut et ceux des CDD (“ Contrats à durée déterminée ”, donc précaires) de nombreux chercheurs et personnels techniques ou administratifs.
Les crédits de fonctionnement (produits chimiques, animaux, etc. nécessaires à la conduite des expériences) ainsi que les salaires de la majorité des hors-statut sont financés à 70 ou 80 % par des “contrats externes ” (privés ou européens). Les 20 à 30 % restant sont assurés par l’institution.
D’où il ressort que si, sur le total des financements, la part de l’État atteint 98 % et celle des contrats externes seulement 2 %, ce sont précisément ces 2 % qui “ pilotent ” les programmes de recherche. Le chercheur se trouve en somme dans la situation du chauffeur de taxi auquel on aurait offert une voiture, le cas échéant luxueuse, mais dépourvue de carburant. Qui décidera du trajet de la course (le programme de recherche) sinon le client (le signataire du contrat) qui paie le plein ?
Il faut bien en déduire que la présentation rassurante selon laquelle seuls 2% des crédits seraient finalement alloués à la recherche privée recouvre une réalité plus cynique dans laquelle 70 % des programmes de recherche sont sous contrôle privé. [3]
Pourquoi une telle situation ? Au procès du CIRAD, les 8 et 9 février 2001 à Montpellier [4], M. Guy Riba, directeur scientifique à l’INRA, avouait crûment les priorités que la recherche agronomique publique s’était reconnues dans les années 80 : favoriser l’emploi et la compétitivité des entreprises. De deux façons. Tout d’abord en autorisant les transferts de technologie vers le secteur privé. C’est ainsi qu’on créa les LIRIS (Laboratoires d’interface Recherche-Industrie-Service). Un exemple, calamiteux, en est fourni par le CESG (Centre européen des sciences du goût) de Dijon dont la mission était, d’après sa brochure de présentation en anglais “ d’assurer l’interface entre recherche fondamentale et programmes de recherche appliquée initiés par la demande de l’industrie agro-alimentaire ” – c’est nous qui soulignons).
Ensuite, en permettant aux agents les plus performants des instituts de recherche de créer leur propre entreprise – un Philippe Kourilsky, actuellement directeur général de l’Institut Pasteur et ci-devant consultant en matière de précaution, n’est pas un specimen rare – en leur assurant une aide financière au démarrage (notamment le maintien de leur salaire pour une durée limitée, deux ou trois ans), et en leur laissant le choix de demeurer dans l’entreprise ou de réintégrer leur institution d’origine ; ce qu’ils font généralement, en conservant, de manière plus ou moins discrète, une position dans le conseil d’administration.
Il faut enfin souligner à quel point l’institution n’a cessé de favoriser et d’encourager le détachement temporaire de chercheurs vers le secteur privé ou leur participation, à titre de conseillers (rémunérés), aux départements R&D (recherche et développement) des grandes firmes pharmaceutiques, chimiques ou agro-alimentaires.
De ces faits incontestés, et souvent fièrement revendiqués [5], il ressort que sous les dehors d’une apparente indépendance intellectuelle garantissant la “ liberté de choix ” de leurs thématiques de recherche, les chercheurs sont en réalité assujettis à des thèmes dont le moins qu’on puisse dire est qu’ils ne leur sont pas spontanément dictés pas la pure curiosité scientifique mais qu’ils sont plus trivialement considérés comme “ porteurs ”, en termes de profit économique ou idéologique, par les industriels qui les financent. [6]
La vérité nue de ce qu’est effectivement un chercheur se juge plus véridiquement, on en conviendra, à l’aune de sa vie quotidienne réelle qu’à l’idée qu’il veut bien s’en faire.
Les années de formation du chercheur
Prenons pour exemple le parcours d’étudiants universitaires lambda (on ne retiendra pas ceux qui passent par les “ Grandes Écoles ” – ENS, Polytechnique, etc. – dont le parcours nous est moins familier. De plus, les objectifs de ces pépinières des couches dirigeantes sont plus carrés ; le directeur de l’ENS de Cachan, par exemple, accueillerait ainsi ses nouveaux élèves : “Vous êtes l’élite de la Nation. Vendez-vous au privé et faites-vous payer cher ! ”.
Après deux années de Diplôme d’études universitaires générales (DEUG), une année de Licence et une année de Maîtrise, durant laquelle ils auront souvent dû travailler seuls, sans véritable suivi, les happy few (sur 700 à 800 élèves entamant un DEUG, 40 à 60 achèvent une Maîtrise – on peut juger de l’efficacité de l’écrémeuse à détruire du potentiel humain) pourront intégrer un laboratoire de recherche. Une année de Diplôme d’études approfondies (DEA) plus tard, ils entameront deux à trois ans de recherches doctorales (thèse). Dans quelles conditions ?
Pour obtenir sa thèse, l’étudiant doit, pendant qu’il s’y consacre, publier deux ou trois articles, signés en premier auteur, dans des “ revues internationales ”. Cela suppose qu’il soit “ opérationnel ” dès ses débuts au laboratoire ; aussi l’attèle-t-on à la fois à des thèmes “ porteurs ” (rentables) et à des manips “ qui marchent bien ”. On lui apprend donc le plus vite possible à servir autant qu’à utiliser les appareils auxquels il doit recourir, sans perdre de temps à l’instruire sur leurs principes de fonctionnement. Il doit “ tomber de la manip ” ; ainsi le chercheur qui l’encadre aura-t-il aussi matière à publication. La charge de travail qui en résulte ménage peu de temps pour une véritable formation, théorique et pratique, permettant de faire du doctorant une personne autonome, capable de réfléchir et de définir par elle-même ses objectifs scientifiques ou les techniques pour les atteindre. Ce travail est, dans la plupart des cas, très mal rémunéré (notons que l’année de DEA n’est, le plus souvent, pas rémunérée du tout). La rémunération proviendra donc de bourses – en quantité limitée par rapport aux postulants -, ou de contrats externes et de CDD, ou, plus simplement encore, de ses propres deniers : certains travaillent en même temps à autre chose, alors qu’ils sont censés consacrer tout leur temps à leur thèse, tandis que d’autres font appel à la manne parentale. Ce contingent “ d’étudiant-chercheurs ” forme le gros des troupes du laboratoire, “ petites mains ” attachées à la paillasse, sans statut réglementaire ni sécurité d’emploi. On imagine la charge de stress éprouvée et l’état de dépendance, intellectuelle et matérielle, ressenti vis à vis du patron. [7] Un tel statut, qui s’apparente fort au péonage, est très éloigné de la liberté critique que se propose, paraît-il, de leur donner leur formation.
Ce parcours initiatique achevé, notre thésard doit encore s’exiler deux ou trois ans dans un laboratoire prestigieux (l’étranger est ce qui se fait de mieux) ; là, il continue à produire (il faut bien se faire un dossier !) en reconduisant, mais pour un autre patron, le type d’expériences qu’il a si durement appris à mener, ou , s’il est doué, en apprenant d’autres techniques. Avec l’espoir qu’il puisse en rapporter quelques autres se résume tout l’enrichissement escompté de son “ expérience étrangère ”, nul ne songeant à en attendre autre chose, un quelconque enrichissement humain par exemple. A nouveau, la rémunération est liée aux bourses (les Grants) qu’accordent des Fondations privées, et plus rarement des organismes d’État. S’il est chanceux, notre étudiant, dégrossi à la tronçonneuse et auréolé de quelques publications – dont tout le prestige tient à celui des revues qui l’auront accueilli -, peut enfin rentrer au pays : c’est fréquemment un retour au laboratoire d’origine un auto-recrutement à connotations féodales prévalant encore largement en France. À l’affût d’une occasion d’embauche, il y occupe derechef, quelques années durant, un emploi précaire.
L’étudiant-chercheur est maintenant suffisamment aguerri pour envisager de se présenter au concours de recrutement d’un institut de recherche. Encore un peu de patience toutefois : deux ou trois ans ; c’est en effet le nombre moyen de présentations requis, à raison d’un concours par an, pour espérer intégrer un poste de Chargé de recherche (CR) ou un poste universitaire de Maître de conférence. Ces années-là sont financées par un poste d’Attaché Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER), un CDD ou un contrat externe.
Enfin le Graal ! Il n’aura fallu en moyenne que treize ans à l’étudiant pour intégrer un service de Recherche publique et bénéficier d’un salaire mensuel enviable : 13 500 francs à l’INSERM par exemple.
Cette douloureuse initiation aura suffisamment courbé l’échine et vidé l’esprit de l’étudiant pour qu’ il soit enfin prêt, au terme de ce parcours, à imprimer à son tour sur d’autres l’image de ce qu’on a fait de lui. Le voilà prêt à se cloner lui-même : c’est à lui de former les nouvelles générations d’étudiants. Rompu à la soumission, apologiste de la fausse conscience [8] qui la légitime, fier de sa blouse synthétique, ce vrai pauvre se rassure en s’imaginant appartenir à l’élite : ne participe-t-il pas, en personne, à des congrès internationaux si prestigieux qu’il leur arrive d’être financés par d’importantes firmes internationales ?
La carrière du chercheur
Si bien formaté, le malheureux n’en a pour autant pas fini avec l’humiliation. Il lui faut encore demeurer stagiaire – c’est à dire à l’essai ! – pendant au moins dix-huit mois avant d’accéder à la dignité, quasi austro-hongroise, de chargé de recherche de première classe (CR1) qui consacre son intégration finale à l’organisme de recherche (cela vaut aussi pour les carrières universitaires).
Son travail sera maintenant évalué tous les deux ans. Il devra fournir les preuves quantitatives de son activité, sous la forme d’un rapport, intégrant les articles publiés dans des revues à comité de lecture. Composées de membres pour partie élus par la “ communauté scientifique ” et pour partie désignés par le ministère de tutelle, les commissions d’évaluation jugeront de sa carrière. Le nombre de dossiers à traiter les rend matériellement incapables de se livrer à la moindre analyse approfondie. D’autant moins qu’outre l’évaluation des chercheurs elles ont également en charge celle des laboratoires, et que c’est à elles qu’il revient également d’attribuer les financements, etc. C’est pourquoi les “ experts ” qui ont à juger de ses travaux s’en économisent la lecture, le prestige de la revue “ internationale ” tenant lieu de garantie. “ L’impact index ” est ici très sérieusement pris en compte alors qu’il a été montré combien ce critère est sinon fallacieux du moins peu significatif. [9] On fait grand cas aussi du rang auquel apparaît son nom, l’ordre des signatures étant censé rendre compte de l’importance prise par le chercheur dans le travail ; pour pallier cet état de fait et ne léser personne, nombre de laboratoires pratiquent d’ailleurs la permutation circulaire des signatures. Remarquons ici que le marché de la “ publication ” est loin d’être négligeable : “ Reed Elsevier, le plus grand éditeur de publications scientifiques a réalisé dans le domaine médical et scientifique 252 millions de livres de bénéfice (3 milliards de francs français) pour un chiffre d’affaire de 693 millions de livres ”. [10]
Le financement de ses recherches dépendant du nombre de contrats externes qu’il sera capable d’obtenir (voir ci-dessus), notre chercheur se transforme en représentant de commerce vantant sa marchandise, son potentiel d’innovation ou de service, etc. auprès des grandes entreprises de son secteur d’activités. Le temps dévolu à la “ promotion ” n’est évidemment pas disponible pour du travail à la paillasse, d’où le recours aux thésards décrit plus haut.
Enfin, un chapitre de son rapport est consacré à la valorisation de ses recherches (dépôts de brevets, transferts de technologie, etc.), qui contribue aussi, on s’en doute, à l’évaluation de sa carrière. Notre chercheur est “ naturellement ” amené aux sujets porteurs (c’est actuellement le cas de la biologie moléculaire et de la génétique appliquée vers quoi s’orientent la plupart des laboratoires car elles sont riches, non seulement de l’inflation sémantique requise (génomique, protéomique, métabolome, etc.) mais surtout de sources de financements, sinon d’intérêt scientifique intrinsèque. On s’éloigne ainsi toujours davantage d’une recherche fondamentale qui exige quant à elle une véritable curiosité scientifique, un acharnement théorique et expérimental et un sens aigu de l’indépendance d’esprit. De tels travaux exigent en général de deux à cinq ans de recherches qui aboutiront, le cas échéant, à une seule publication. Ce qui est très éloigné des deux publications annuelles attendues sinon exigées.
Réification scientiste
La démarche scientifique moderne qui s’ébauche à la fin du XVI° siècle, est finalement fondée au cours des XVII° et XVIII° siècles, avec la généralisation de la méthode expérimentale, par la transgression d’un monde fondé sur le mythe. [11] Le développement de la dissection, le début de la description, d’abord observationnelle mais bientôt mécaniste, du monde vivant avait à briser à la fois les tabous de l’immuabilité du monde et de l’univers, et ceux de l’intangibilité du corps mort. Il s’agissait de démonter, pièce par pièce, le monde vivant, en généralisant à la totalité du monde, vivant compris, l’application de la théorie mécaniste issue de la physique puis de la chimie. Le premier aboutissement de ce mouvement allait y soumettre le vivant à travers le développement de la physiologie du XIX° siècle puis de la biochimie du début du XX°. Cette réification du monde, rendue nécessaire par l’exigence interne, théorique et pratique, de sens critique, était encore émancipatrice : elle allait permettre d’en finir avec la religion, faire surgir le matérialisme moderne ; elle signait le triomphe de la bourgeoisie sur l’ancien monde féodal. [12] Elle fut aussi l’occasion de riches débats et de polémiques enflammées jusqu’au milieu du XX° siècle. [13]
Le XX° siècle voit l’émergence de l’industrie de masse, dont l’hégémonie est assurée à la faveur des deux conflits mondiaux, et l’intégration conjointe et systématique de la science, et de ses objets, dans le monde marchand, à travers la recherche exclusive de l’efficacité à court terme. Cette intégration va de pair avec un abandon progressif des valeurs fondamentales de rigueur et d’objectivité qui avaient caractérisé la démarche scientifique des siècles précédents. L’avènement du délire scientiste qui a saisi la biologie contemporaine (le rôle central qu’elle joue désormais dans le processus à travers sa valorisation forcenée du réductionnisme n’est visiblement pas sans liens avec le morcellement du travail et l’émiettement de la vie humaine largement généralisés par ailleurs) paraît marquer le terme de cette involution : une fois posé le triomphe sans partage de l’universalité marchande, quel besoin de théoriciens, fussent-ils scientifiques ? Idéologie sécularisée, la science ne se reconnaît plus que dans les sciences appliquées dont les seuls secteurs productifs, ceux où des transferts de technologie sont envisageables à court terme, se voient effectivement soutenus, même si – sait-on jamais ? une découverte importante ? – on continue de maintenir ici ou là quelques “ pôles d’excellence ”.
On pensera peut-être que c’est là grossière exagération. Pour convaincre le lecteur, on se contentera de la réponse, exemplairement amnésique, [14] d’un prix Nobel, le suisse Werner Arber. Elle s’adresse à André Pichot soulignant à nouveau [15] le défaut de théorie présidant aux bricolages actuels de la génétique moléculaire. Qu’on en juge : “Tout au plus les théories peuvent soit suggérer de nouvelles stratégies expérimentales, soit stimuler les chercheurs à développer des modèles alternatifs. Bien qu’il s’agisse là d’objectifs valables en soi, les théories ne remplacent pas le démarche expérimentale en biologie. Cette approche repose sur l’élaboration d’un plan expérimental (mais qu’est-ce qu’une expérience sinon un modèle idéalisé, donc théorique, en laboratoire, d’une « réalité » inconnaissable de manière immédiate et sensible ? – N. d. A.) susceptible de répondre à des questions spécifiques des expériences et ensuite dans l’interprétation des résultats, ce qui guide en général le chercheur dans sa formulation de nouvelles questions destinées au cycle d’expériences ultérieures. [16] Plus question donc de faire de la théorie (qui doit résoudre les contradictions dans la confrontation avec l’expérience), la théorie n’est qu’un « dogme scientifique » (sic) ”. Pour ce prix Nobel, la science se résume donc à un empilement d’expériences réductionnistes, toujours renouvelées, qui ne constitueront au mieux qu’une accumulation de savoir-faire aveugles mais reconduisent sans cesse le besoin d’expérience.
Cette démarche somnambulique est le lot général des laboratoires de biologie. [17] Quelques voix s’élèvent pourtant [18] contre cette tendance lourde de la science biologique contemporaine, aux raisonnements si simplistes qu’ils frisent parfois l’escroquerie pure et simple. Surmédiatisation, bluff flagorneur mais impitoyable (demain tout soignable, tous guéris), annonce par voie de presse de résultats non encore publiés, ou critiqués par la “ communauté scientifique ”, on ne peut que constater la généralisation de pratiques de voyous de bas-étage, desquelles Jean-Marc Lévy-Leblond remarque justement : “ La science s’est toujours targuée de s’incliner devant le tribunal des faits, la voilà aux prises avec celui des faits-divers. Et désormais, quand on dira d’un résultat scientifique qu’il est juste, il faudra préciser si c’est au sens de la justesse ou à celui de la justice ”. [19]
Il faut citer ici un passage, au ton fort mesuré, de Bernard Jordan [20], à propos de la thérapie génique et de l’exploitation des espoirs des malades : “… association de malades, l’AFM [21] se devait de justifier sa politique par des retombées thérapeutiques et, dans le climat euphorique de l’époque, elle a beaucoup (trop ?) misé sur la thérapie génique ; rappelons-nous le slogan d’un Téléthon de cette période : ”Des gènes pour guérir ” (…) Le coup d’arrêt est venu des États-Unis, fin 1995, avec ce que l’on a appelé le ”rapport Varnus”. Harold Varnus, directeur du National Institute of Health (le principal organisme de recherche nord-américain, qui dépense environ 200 millions de dollars par an pour les recherches sur la thérapie génique), avait demandé à un comité ad hoc un examen de l’état de ces travaux. (…) ce rapport fit l’effet d’une bombe. Tout en affirmant le potentiel de la thérapie génique, il faisait un constat très critique des recherches menées, détaillait les problèmes que j’ai présentés plus haut et émettait un jugement peu flatteur sur le nombre de recherches menées sans fondement scientifique suffisant ou dans des conditions où leurs résultats n’étaient pas interprétables [“l’impression du comité est que seule une minorité des études cliniques (...) ont été conçues de manière à donner des informations fondamentales utiles ” (...)]. Il concluait en recommandant de mettre l’accent sur les travaux fondamentaux visant à comprendre les mécanismes, travaux menés principalement in vitro ou sur des modèles animaux, et conseillait de limiter les essais cliniques à des cas très précis, étudiés dans des conditions irréprochables permettant d’aboutir à des conclusions solides. Au passage, le rapport constatait que les chercheurs et leurs sponsors avaient ”survendu” (oversold) leurs résultats et demandait un effort concerté pour diffuser des informations plus réalistes ”.
C’est dire à quel point, et de l’aveu d’une institution scientifique d’État, les critères de recherche de base, non respectés par les chercheurs eux-mêmes, ont cessé d’être fiables. C’est aussi dire comment des scientifiques débarrassés de tout sens moral emboîtent le pas de leurs pires aînés, “ généticiens qui ont, soit directement, soit par l’intermédiaire d’associations qu’ils contrôlaient, influencé leur gouvernements respectifs. (…) ce ne sont pas les nazis qui ont les premiers adopté l’eugénisme, mais les démocraties confiantes en leurs experts scientifiques (les États-Unis, le Canada, le Danemark et la Suisse ont eu les premières lois eugénistes avant l’Allemagne). Aux États-Unis (la première loi eugéniste y date de 1907), le principal centre eugéniste était la célèbre station de recherche de Cold Spring Harbor, créée et dirigée pendant trente ans par le généticien Charles Davenport (dont l’adjoint, Harry Laughlin, était conseiller du prince, en l’occurrence la Chambre des Représentants). C’est un célèbre généticien, Hermann Muller (prix Nobel en 1946) qui, en 1937, a proposé à Staline de mettre en place un programme d’eugénisme positif en URSS (cinq mois après que l’ingénieur agricole Himmler, conseillé par l’agronome Walter Daré, eût créé le Labesborn). Et c’est le pouvoir politique (en l’occurrence le dit Staline) qui a refusé (et qui a envoyé au goulag les généticiens qui s’étaient acoquinés avec Muller – c’est à cette occasion que Lyssenko mettra le grappin sur la génétique russe). En Angleterre également, c’est le pouvoir politique (en l’occurrence la Chambre des Communes) qui, dans les années 30, a refusé de mettre en place les lois eugénistes que les associations et les scientifiques réclamaient. En 1941, le généticien anglais Julian Huxley s’est même illustré en écrivant que l’eugénisme était la religion de l’avenir (à l’époque les nazis gazaient les malades mentaux au vu et au su du monde entier et dans l’indifférence générale). Huxley sera nommé directeur de l’Unesco en 1946 (l’année même ou Muller aura le prix Nobel). Etc. Si vous connaissez des généticiens qui se sont opposés à ces délires, merci de me les signaler. Moi, je ne connais guère que Haldane à l’avoir fait en 1938, et de manière assez peu virulente (dans son ouvrage Hérédité et politique). ” On me pardonnera d’avoir eu, encore, recours à une longue citation. Elle est due, de nouveau, à André Pichot [22] et se suffit à elle même.
On lira aussi avec intérêt le livre de Stephen Jay Gould La mal-mesure de l’homme [23] ; ou la déclaration de James Watson lors d’une conférence à l’Université de Californie en 1998 : “ Il faudra que certains aient le courage d’intervenir sur la lignée germinale (humaine) sans être sûrs du résultat. De plus, et personne n’ose le dire, si nous pouvions créer des êtres humains meilleurs grâce à l’addition de gènes provenant de plantes ou d’animaux, pourquoi s’en priver ? Où est le problème ? ” Dès lors comment être surpris de l’intempérant cynisme d’un Kourilsky, moins onctueux à la barre qu’à la plume [24], clamant au procès de Montpellier : “ En recherche je ne tolère aucune limite, et ceux qui prétendent en mettre sont des fascistes ” ? Mais s’il fallait distinguer un modèle de soumission et de manque de caractère, c’est sans doute à un autre témoin de la partie civile au procès de Montpellier que reviendrait la médaille Fields : ce Jean-Didier Vincent [25] déclarant, impavide : “ Je suis venu dire ce qu’on m’a demandé de dire ”.
Restent à considérer l’humanisme et l’éthique des sciences biologiques actuelles, valeurs dont on se goberge d’autant plus qu’elles sont devenues quasi étrangères à l’exercice quotidien du métier de chercheur. Les techno-sciences, et d’abord les transgénèses végétales et/ou animales, seraient appelées à soigner toutes les maladies et, qui plus est, à nourrir un tiers-monde qui ne sombrerait que faute de récoltes suffisantes ou de pharmacopées miraculeuses. Nos grandes âmes se gardent bien de relever combien les mêmes firmes qui les sponsorisent, les mêmes États qui les stipendient, en fomentant guerres, massacres de masse et famines pour mieux le piller, portent la responsabilité du malheur auquel nos vertueux chercheurs prétendent mettre un terme. [26] Qu’il est difficile, lorsqu’on a été longuement conditionné à la misère de la soumission et au morcellement de la pensée, jusqu’à y voir un privilège, d’avoir ce sursaut de fierté qui dresse contre l’indignité des conditions existantes !
Un renversement de tendance est-il possible ? Rien n’est moins sûr. Les laboratoires sont devenus de véritables entreprises. “ Nos laboratoires sont aujourd’hui des unités de production ”, selon le mot d’un collègue chercheur (de son propre aveu, sur France-Inter, celui de M. Axel Kahn comprend 600 personnes et le nombre total de chercheurs et employés de la recherche travaillant en France est tel que c’est un secteur économique générateur de profits à part entière). Jusqu’à un passé récent, l’avance techno-scientifique des États-Unis tenait au fait que c’était le seul pays où l’on avait su “ transformer avec efficacité la science en business ”, selon un chercheur de l’Université de Chicago. Cette transformation est aujourd’hui universellement réalisée. Partout l’obsession de la compétitivité.
Le renversement ne sera possible que si les chercheurs eux-mêmes, aiguillonnés par un sursaut de conscience de leur situation (un savant prolétariat qui s’ignore, auquel manque précisément la conscience de ce qu’il est), par les saboteurs de l’insubordination civile ou par l’inquiétude qu’ils suscitent, en viennent à s’insurger contre l’indignité de leur condition, cessant enfin de mériter le mépris dans lequel les tient la partie la plus consciente de la population.
Rendons donc hommage à ceux qui ont su préserver la dignité de leur métier et donner une image plus flatteuse d’une science faite avec honnêteté et rigueur, quoi qu’il advienne de leur carrière. Et parmi ceux là à Jean-François Viel, qui a montré les liens entre retraitement des déchets nucléaires et leucémies ; Jean-Pierre Berlan, pour sa rigoureuse dénonciation de l’escroquerie mercantile des hybrides et des OGM ; André Cicolella pour ses travaux sur l’effet des éthers de glycol sur le fœtus ; Roger et Bella Belbeoch, les physiciens antinucléaires ; Jean-Jacques Melet pour la mise à jour des risques des plombages au mercure ; Jean-François Narbonne qui a révélé la présence de dioxines dans les aliments ; Henri Pézerat qui a dévoilé les dangers de l’amiante à Jussieu ; ainsi qu’Ellen Imbernon qui a mis au point un outil de recherche sur les maladies professionnelles à EDF.
Carlos Ojeda

[1] Günther Anders, De la bombe et de notre aveuglement face à l’apocalypse, Éditions Titanic, 1995
[2] Colborn, Dumanoski & Myers, L’Homme en voie de disparition ?, Éditions Terre Vivante, 1997.
[3] Michel Day, “ Ces articles scientifiques financés par les labos ” ; Sheryl Gay Stelberg, “ Des liens de dépendance qui manquent de transparence ”, pp. 37-38, Courrier international n° 396.
[4] On en trouvera une relation dans : René Riesel, Aveux complets des véritables mobiles du crime commis au CIRAD le 5 juin 1999, Éditions de l’Encyclopédie des nuisances, 2001.
[5] On se souvient d’Allègre proclamant que les chercheurs ne doivent pas “ raser les murs ” quand ils font du business !
[6] Concernant cette liberté de choix, on ne s’abuse évidemment pas ici sur les déterminations idéologiques qui orientaient plus classiquement les recherches publiques nationales ; ou aujourd’hui supranationales dans le cadre de l’Union européenne.
[7] cf. l’excellente étude d’Isabelle Poumir, Jeune chercheur, souffrance identitaire et désarroi social, L’Harmattan 1998. Également : Christophe Desjours, Travail, usure mentale, Bayard, 1993.
[8] Le lecteur curieux se reportera avec profit à : Joseph Gabel, La fausse conscience (essai sur la réification), Éditions de Minuit, 1962.
[9] Tobias Opthof, “ Sense and nonsense of the impact factor ”, Cardiovascular research, vol. 33, pp 1-7, 1997.
[10] James Meek, p. 43, Courrier international, n° 559, 2001.
[11] Mirko D. Grmek, La première révolution biologique, Payot, 1990 ; Le chaudron de Médée, l’expérimentation sur le vivant dans l’Antiquité, éd. Institut Synthélabo “ Pour le progrès de la connaissance ”, 1997.
[12] Voir : Michel Tibon-Cornillot, Les Corps transfigurés, mécanisation du vivant et imaginaire de la biologie, Éd du Seuil, 1992 et Mirko D. Grmek, op. cit.
[13] Voir André Pichot, Histoire de la notion de gène, Champs-Flammarion, 1999 et Histoire de la notion de vie, Gallimard, 1993.
[14] On doit remarquer à quel point l’amnésie est un des ressorts centraux de la marche moderne de la science. Cf. Jean-Marc Lévy-Leblond, La pierre de touche, Gallimard 1996, qui y consacre un chapitre.
[15] Comme l’avait fait son témoignage au procès de Montpellier. Cf. note 4
[16] “ Critique de la génétique, une dispute en trois actes ”, in Polyrama, juin 2001, pp 38-47 (Publication de l’École polytechnique de Lausanne)
[17] Lire à ce propos : Arthur Koestler, Les somnambules, Calmann-Levy, 1960
[18] Citons : Jean-Pierre Berlan, op. cit. ; Kupiek et Sonigo, Ni dieu ni gène, Éd du Seuil, 2001 ; Lewontin, Biology as Ideology. The doctrine of DNA op. cit. ; Levins et Lewontin, The dialectical biologist, Harvard University Press, 1985 ; Henri Atlan, Entre le cristal et la fumée, essai sur l’organisation du vivant, Seuil, 1973 ou La fin du tout-génétique ? essai sur de nouveaux paradigmes en biologie, INRA éditions, 1999 ; Stuart A. Kauffmann, The origins of order, self organisation and selection in evolution, Oxford University Press, 1993 ; ainsi que : Bertrand Jordan, Les imposteurs de la génétique, Seuil, 2000 ; Stephen Jay Gould, L’éventail du vivant, le mythe du progrès, Seuil, 1997 pour les soubassements idéologiques qui sous-tendent les interprétations abusives du darwinisme ; et également Remarques sur l’agriculture génétiquement modifiée et la dégradation des espèces, Encyclopédie des nuisances, 1999
[19] Jean-Marc Lévy-Leblond, Impasciences, Bayard, 2000
[20] Bertrand Jordan, Les imposteurs de la génétique, Seuil, 2000
[21] Association française contre les myopathies
[22] Réponse inédite, à Werner Arber, Jacques Dubochet et Jean-Dominique Vassali.
[23] Stephen Jay Gould, La mal-mesure de l’homme, Ramsay, 1983, Odile Jacob, 1997
[24] Philippe Kourilsky, La science en partage, Odile Jacob, 1998
[25] Jean-Didier Vincent est actuellement directeur de l’Institut de neurobiologie A. Fessard, CNRS, à Gif sur Yvette.
[26] Lire : François-Xavier Verschave, La Françafrique, le plus long scandale de la République, Stock, 1999 et Noirs silences, qui arrêtera la Françafrique ?, Arènes, 2000

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