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Disparition d’Alain bashung entre exhibition morbide et Hommages nauséabonds

Posté par admin le 15 mars 2009

Alain bashung est mort samedi 14 mars des attaques de ce sale crabe qui nous a tous privé prématurément de la présence de nombreux amis et parents, anonymes pour la presse people et essentiels dans nos vies

Bashung n’était pas un artiste anodin, ses textes étaient beaux et pleins de sensibilité, sa musique les accompagnait souvent superbement.
Il a accompagné de ses chansons les étapes de ma vie et certaines collaient avec une grande justesse avec mes propres expériences, sentiments et émotions
C’est donc avec tristesse que j’ai appris sa mort

Comme d’habitude le monde de la télé de la presse et de le politique s’est jeté sur le cadavre encore tiède pour rivaliser d’hommages vibrants tous plus hypocritement élogieux les uns que les autres sur l’artiste, le poète, l’homme de coeur etc…

Mais c’est avec le plus grand dégoût et avec la plus grande indignation que j’ai assisté aux derniers instants de sa vie, particulièrement son passage il y a 15 jours aux « victoires de la musique », ou,  avec le plus grand mal, vu son état, il a accédé au podium soutenu par un Naguy puant de commisération condescendante et le forçant à nous faire les déclarations, dont la presse et le public au voyeurisme morbide allait pouvoir se rassasier.Spectacle affligeant, écoeurant  d’un homme au bout du rouleau, moribond et dont il fallait tirer jusqu’à la lie un potentiel d’écoute et de ventes d’albums
Tout le monde savait ce jour là sa souffrance et sa fin imminente et le spectacle lamentable et humiliant qu’ils nous ont donné à contempler était insupportable, mais accepté par tous

Et aujourd’hui, il nous faut encore subir les « hommages  » plus puants d’ignorance et d’hypocrisie les uns que les autres
Le cadavre refroidit, il faut faire vite, être le premier, le plus émouvant, le plus dithyrambique
Et en premier, bien sur  sarkozy, le premier à y avoir été de sa déclaration éclairée, émue et solennelle

« C’est un prince qui ce soir nous a quittés, un immense poète, un chanteur engagé (…) Homme de scène et de studio, Alain Bashung avait créé un univers musical à l’esthétique sombre et élégante. (…)
Il écrivait des élégies baroques, les habitait, puissantes, mélancoliques, violentes parfois. On pouvait être dérangé, mais on était toujours charmé. (…) Alain Bashung était généreux avec son public, se montrait délicat, presque timide, protégé par ses lunettes noires, son chapeau et son harmonica. Il avait dominé les dernières Victoires de la Musique de la tête et du coeur et sans le savoir les Français, ce soir là, lui avaient dit au revoir. Nous prenons congé d’un immense artiste, qui marquera l’histoire de la musique. Nous saluons un homme que chacun aimait »

Quel hommage nauséabond, dicté par l’urgence opportuniste, écrit au hasard par les communicants de l’Elysée, sans rien connaître du personnage
Et qui pourrait nous faire croire que l ‘ouvertement insensible et inculte sarkozy ait pu comprendre quoi que ce soit à une poésie ou à un poéte

« un prince », prince de quoi pauvres débiles un chanteur tout simplement
« un immense poète » pourquoi immense un poète c’est tout et déjà beaucoup
« un chanteur engagé » mais jamais bashung n’a été engagé, simple poète , il nous narrait notre vie d’êtres humains à sa façon, mais n’a jamais été un chanteur engagé et ne l’a jamais revendiqué ( à part de mémoire il me semble une signature pour sos racisme)

En second l’hommage de Pascal Negre, président d ‘Universal musique, le maquereau qui prostitue la plupart des artistes français, dont Bashung, et qui a besoin de continuer à traire le mort et donc de créer la légende

« Il était un des derniers géants de la chanson française. Il rejoint au firmament Brel, Barbara, Brassens et Ferré. C’était un artiste atypique et complet, un chercheur musical, un chanteur, un parolier et un comédien. Quand il préparait un album, l’essentiel pour lui était les textes. C’était un esthète absolu, avec un univers unique ». « Il nous avait annoncé un nouvel album. Lors de la cérémonie des Victoires (le 28 février), il était clairement heureux mais nous avons remarqué qu’il nous parlait au passé. »

Putain, quelle comparaison, si après ça on ne se jette pas à la fnac pour acheter l’album « mémoire  » qui va évidemment sortir sous peu!

Fillon, dont on ne doute pas une seconde qu’il a chez lui tous les albums de bashung et les connaît par coeur, s’y colle aussi

« le public se souviendra de lui comme le gentleman rocker de la chanson française ». « Cette disparition qui intervient quelques jours seulement après une cérémonie historique des Victoires de la Musique qui l’a vu être récompensé de 3 trophées, n’en est que plus émouvante. »

Albanel, qui encore la semaine dernière se pâmait chez elle sur « vertige de l’amour », dont elle a évidemment le cd depuis 15 ans s’émeut sincèrement.

« immense artiste » qui « laisse à la chanson française une oeuvre forte, sensible, souvent mélancolique, qui résonnera longtemps dans nos coeurs et nos mémoires »

Frédéric lefèvre, porte parole de l’association de poètes « UMP », nous livre aussi son message au nom de son groupe terrassé par la nouvelle.

« La mort d’Alain Bashung sonne comme un coup de tonnerre. C’est un grand monsieur qui nous quitte »

Les socialistes ne pouvaient pas laisser le monopole de l’émotion à l’ennemi
Delanoé s’y colle donc, fin connaisseur lui aussi du disparu.

  »un grand artiste. Compositeur, comédien, chanteur, cet enfant du rock avait su créer un univers singulier et aura noué une relation intime avec son public ». « L’amour et le respect qu’il portait à son public l’ont maintenu debout malgré la maladie, qu’il a combattue avec une dignité et un courage exceptionnels ».

(Qu’y a t il de digne et de courageux à mourir à petit feu, dans la souffrance d’une maladie ?? Il a, dans la douleur, comme tous les cancéreux été au bout du voyage c’est tout, en s’accrochant comme nous tous le mieux possible à la vie ).

Je préfère arrêter là le concert de ces déclarations, qui me donnent envie de vomir

Sabazios

 

Dernières paroles tristement réalistes de Bashung lors de cette cérémonie

j’ai assisté au tapage médiatique autour du dernier album de Bashung,  et avait eu à l’époque le sentiment d’une préparation commerciale à sa mort proche, me semble – t il soulignée par bashung lui même à cette cérémonie.

 » je sais que ma maison de disque a des soucis , j’espère qu’ils ne vont pas trop aller dans la spéculation à outrance et j’espère qu’ils continueront à rester dans des normes humaines pour rendre les gens heureux avec des beaux disques et rendre les artistes un peu heureux ».

Quelques secondes après Nagui lui fait comprendre que son temps de parole est terminé, ce qui amène cette phrase gênée de Bashung « Oui ,j’y vais là parce que j’ai peur d’abuser ».

Nagui gêné s’en tire par une pirouette
« Alors vas y mais sous un tonnerre d’applaudissement »

3 Réponses à “Disparition d’Alain bashung entre exhibition morbide et Hommages nauséabonds”

  1. ankana87 dit :

    je n’ai pas regardé l’émission des « victoires », et j’ai bien fait finalement!!
    quelque soit l’artiste , je préfère , et de loin, écouter ses albums , ou regarder ses films! le reste fait parti de leur vie , pas de la mienne!!
    chaque fois qu’un artiste disparait , on assiste à la même chose ou presque……….

    Dernière publication sur toujours avec le sourire : Un peu de culture

  2. sabazios dit :

    Bonjour
    Effectivement les disparitions d’artistes ou « célébrités », amènent toujours leur florilège de déclarations.
    Elles peuvent être sincères lorsqu »elles viennent de leurs amis ou « de circonstance »
    Mais j’ai ressenti pour Bashung une dérive lamentable, encore jamais atteinte, et révélatrice.
    D’autre part,cet artiste était justement à l’opposé de ce monde et brillait plus par sa discrétion et la poésie de ce textes n’est évidemment pas accessible à ceux qui l’ont récupéré à sa mort
    Ces contre-hommages m’ont particulièrement choqué.

  3. Youplaboum dit :

    Pas d’accord avec ton jugement, que je trouve excessif. Si certes les hommages sont toujours élogieux, parfois à l’excès, je trouve que pour une fois les mots de Sarkozy ont été justes (même si ce n’est sans doute pas lui qui les a écrits !).
    Quant à la cérémonie des victoires de la musique, c’était aussi une façon de lui dire merci et au revoir. On voit à un moment une jeune fille qui pleure, et le comportement de Nagui me semble sincère, même si on peut regretter ses égards excessifs qui ressemblent à de la pitié.
    Après, je ne crois pas qu’il faille voir à chaque fois une récupération politique et commerciale. La sensibilité existe chez chacun, et Bashung était quelqu’un de respecté unanimement par le public et par le métier, ce qui n’est pas courant.

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